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Le blog politique de Thomas JOLY

L’élection de Donald Trump annonce la libération totale de la parole dans le monde occidental

10 Novembre 2016, 06:39am

Publié par Thomas Joly

« Le Brexit ? Vous n’y pensez pas ! », disaient les bobos médiatiques de toutes les tendances. « Donald Trump ? Il ne passera même pas les primaires du Parti républicain », affirmaient les experts, la bouche en cœur, sur les plateaux de télévision où ils sévissent. Les serpents à sornettes de la tyrannie médiatique se sont plantés sur toute la ligne, satisfaits et bouffis d’orgueil. Incapables de comprendre les changements de paradigmes, ils ont eu tout faux du début à la fin. Donald Trump a littéralement dévoré tous ses adversaires, livrant campagne contre le parti qui le soutenait, contre Hillary Clinton et contre 99 % des médias.

Personnage fantasque, Donald Trump est à l’image des États-Unis : bigger than life. L’auteur de The Art of the Deal (L’Art de la négociation) n’a jamais rien lâché dans l’adversité, y compris quand tout le monde croyait qu’il était perdu. Ses conseillers ont répondu aux attentes d’une majorité d’électeurs déclassés, oubliés et rejetant l’utopie de la fin de l’Histoire. Pour ces derniers, Donald Trump proposait le meilleur projet : une grande Amérique industrialisée, protectrice, sûre de ses valeurs, pleinement inscrite dans la civilisation occidentale et opposée au marxisme culturel à l’œuvre depuis trop longtemps de ce côté de l’Atlantique.

Face à Hillary Clinton qui défendait une Amérique postmoderne et multiculturelle, les équipes de Donald Trump ont voulu opposer une Amérique tirée d’une illustration de Norman Rockwell, sentant bon le hot-dog fumant que les familles dégustent dans les gradins des stades de baseball où s’ébattent les enfants le dimanche.

Les blés mûrs et les buildings de Trump contre les concerts de Beyoncé et Wall Street : une formule gagnante.

Les soixante-huitards, les racistes anti-blancs et autres islamistes sympas peuvent commencer à trembler : Papa Occident est rentré à la maison et va bientôt siffler la fin de la récréation. C’est ainsi, du moins, que Donald Trump a été perçu. À l’origine de cette immense surprise, le dégoût total d’un système perçu comme étouffant. Comme les Européens, les Américains n’en peuvent plus d’être surveillés par le Big Brother de la correction politique qui voudrait interdire les plus minimes écarts de langage.

Exemple édifiant de cette nouvelle morale bourgeoise : les toilettes neutres que l’administration américaine envisageait d’établir, au nom du « droit des personnes de genre fluide à ne pas être discriminées »… Une somme de petits détails qui, mis bout à bout, ont achevé d’ulcérer une opinion déjà chauffée à blanc par la crise économique, l’immigration-invasion d’Amérique centrale et les attentats terroristes islamistes qu’Obama ne voulait pas nommer.

Le même phénomène est observable en France. Il suffit de regarder les mines déconfites des journalistes qui n’avaient rien vu venir et ne comprennent rien au nouveau monde qui se construit. Imaginez donc que l’équipe de Yann Barthès était en pleurs !

Non, l’élection de Donald Trump n’annonce pas la fin du monde mais la libération totale de la parole dans le monde occidental. Le mur du mondialisme, construit après la chute du mur de Berlin, en prend un sacré coup. Seul le monde est multiculturel. Les nations ne le sont pas.

Gabriel Robin

Source : http://www.bvoltaire.fr

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