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Le blog politique de Thomas JOLY

Islamo-gauchisme + islamo-capitalisme = haine de l’identité française

5 Novembre 2016, 09:16am

Publié par Thomas Joly

Quel est le point commun entre Clémentine Autain, Jean-Luc Mélenchon, Edwy Plenel, Roger Garaudy ? À en croire le Premier ministre Manuel Valls, comme le secrétaire d’État aux Relations avec le Parlement Jean-Marie Le Guen, ils constitueraient l’Axe « islamo-gauchiste » par excellence, soit cette frange infantile du gauchisme folâtrant avec les fous d’Allah, troquant volontiers Le Capital de Marx contre le gros livre vert du Coran.

Dans une tribune rééditée par Le Figaro, cet été, l’historien de gauche Jacques Julliard se demandait « pourquoi et comment une poignée d’intellectuels d’extrême gauche, peu nombreux mais très influents dans les médias […] ont-ils imposé une véritable sanctuarisation de l’islam dans l’espace politique français ? » Et de suggérer que « l’islamo-gauchisme est né du jour où l’islamisme est devenu le vecteur du terrorisme aveugle et de l’égorgement. Pourquoi cette conversion? Parce que l’intelligentsia est devenue, depuis le début du XXe siècle, le vrai parti de la violence. Si elle préfère la Révolution à la Réforme, ce n’est pas en dépit mais à cause de la violence. » Pour être complet, il estimait également que la « haine du christianisme » constituait le second moteur de cette islamophilie crypto-marxiste.

Dans un ouvrage publié ces jours-ci, l’islamologue Gilles Keppel s’en prend, en un semblable élan polémique, aux « idéologues utiles des islamistes », qu’il qualifie d’« autruches de la pensée dénégationniste ». Pour lui, leur « cécité les conduit à minimiser le péril djihadiste de peur de désespérer Molenbeek comme les compagnons de route du Parti communiste s’interdisaient de dénoncer les exactions du stalinisme de peur de “désespérer Billancourt” » (L’Obs, 2 novembre).

C’est bien vu, mais, somme toute, insuffisant. Car Julliard comme Keppel et, dans une certaine mesure, Michel Onfray paraissent reléguer l’islamo-capitalisme – cette autre face de l’islamolâtrie à la mode – dans un impensé politique d’autant plus regrettable qu’il est, chronologiquement, à l’origine de l’islamisation de la France et de l’Europe.

Dans le souci inconséquent d’augmenter ses bénéfices tout en pesant à la baisse sur les salaires des travailleurs indigènes, le grand patronat apatride n’a-t-il pas encouragé, dès les Trente Glorieuses, avec la complicité aveugle des politiques, à ouvrir toujours plus largement les vannes de l’immigration ? Avec, qui plus est, la bénédiction de ces mêmes gauchistes impénitents qui, sous couvert d’antiracisme militant, furent les idiots utiles de ce capitalisme nomade.

Mais surtout, l’exécration commune des identités enracinées rapproche encore davantage le mondialisme financiaro-libéral du cosmopolitisme gaucho-libertaire. Ainsi, à peu de frais, voit-on reparaître, depuis quelques années, ce que Pierre-André Taguieff dénommait « l’antisionisme arabo-islamophile », soit une reviviscence du vieux fond de sauce antisémite qui caractérisa, en propre, la gauche française du XIXe siècle à la collaboration.

À ce compte-là, il serait aisé d’en conclure que le racisme anti-français n’est qu’un avatar de l’antique « haine du Juif », lequel « se voit alors exposé au double reproche de communautarisme et d’être relativement réfractaire au métissage, par les extrêmes gauches, les pseudo-écologistes et autres altermondialistes », selon le psychanalyste Georges Gachnochi.

Pourtant, paradoxalement, notre sort ressortirait bien plus à celui des Palestiniens…

Aristide Leucate

Source : http://www.bvoltaire.fr

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