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Le blog politique de Thomas JOLY

Avortement : le choix, c’est aussi d’y renoncer

29 Novembre 2016, 06:14am

Publié par Thomas Joly

Comme une atmosphère de fin de règne, dans les couloirs de l’Assemblée. À l’approche de la chute, les textes militants s’enchaînent, rivalisant d’absurdité – instauration de « funérailles républicaines » – et d’élans mortifères – tentatives d’institution de la recherche sur l’embryon. Dernier coup de génie du groupe socialiste : la clique présentera, jeudi 1er décembre, son texte sur « l’extension du délit d’entrave à l’interruption volontaire de grossesse ». Le rapporteur de ce texte aussi urgent que primordial ? Catherine Coutelle, dont le seul grand œuvre dans l’exercice de son mandat parlementaire fut la rédaction d’une proposition de résolution visant à réaffirmer le droit fondamental à l’IVG en France et en Europe. L’avortement ? Une obsession, pour le député de la Vienne, membre du conseil d’administration au Haut Conseil à l’Égalité entre les femmes et les hommes. Entre deux actions de sauvetage du Planning familial et la création d’associations bidon – Vers la parité dans la gauche plurielle -, ça bosse dur, dans les confortables fauteuils de velours rouge du Parlement.

Interrogation, devant l’article unique du texte, rédigé à la hâte en des termes hésitants frisant l’anticonstitutionnalité. L’objectif recherché : faire taire les sites soulignant qu’il existe des alternatives au sacro-saint avortement perpétuellement promu par les officines ministérielles. Il fallait contrer les « allégations, indications de nature à induire intentionnellement en erreur, dans un but dissuasif, sur les caractéristiques ou les conséquences médicales d’une interruption volontaire de grossesse ». Les parangons de la liberté d’expression se terrent, les Charlie ont rangé leurs pancartes. À ce jour, seuls trois députés ont amendé la proposition, qui viole pourtant impunément les principes de la pluralité d’opinions. Que la droite se révèle frileuse, à l’heure où les présidentielles censurent tout débat sur l’avortement, est un argument audible, quoique foncièrement malhonnête. L’instauration d’un tel délit d’opinion l’est, en revanche, beaucoup moins…

Des « gaullistes humanistes » aux jacobins patentés, les plus pudibonds se justifieront : face à une vision « rétrograde de la femme » resurgissant dangereusement dans l’horizon politique, leur inaction sera légitimée. À ceux-là, on rappellera les mots de celle qui, en 1974, instituait l’avortement en France. « [Mon] projet n’interdit pas de donner des informations sur la loi et sur l’avortement ; il interdit l’incitation à l’avortement par quelque moyen que ce soit car cette incitation reste inadmissible. »

En lançant ce projet, les socialistes bafouent sans merci la volonté originelle de Simone Veil, cette vieille rétrograde. Et face à ces militants trop zélés d’une gauche mortifère, les députés de droite ont jusqu’à lundi pour amender ce texte militant. Jusqu’à lundi pour faire preuve d’un sursaut d’honneur…

Aloysia Biessy

Source : http://www.bvoltaire.fr

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Coriolan 29/11/2016 12:42

Une autre pétition contre cette loi socialiste inique, que va certainement voter la droite molle, considérant comme F. FILLON opposé à "titre personnel", qu'il en va de "l'intérêt général" (sic), est en ligne sur Alliance Vita: solidaires des plus fragiles.

Des affiches et autocollants sont imprimés par nos amis de Choisir la Vie: Libre de choisir la vie! Mon choix, ma liberté, mon droit.

Coriolan 29/11/2016 12:26

C'est pourquoi l'association Droit de Naître a mise en ligne une pétition disant non à la dictature abortive. Soutenons aussi le militant américain Pro-vie David DALEIDEN, poursuivi comme lanceur d'alerte (atteinte à la vie privée et mise en danger de la vie d'autrui, sic), pour avoir filmé et dénoncé en étant infiltré, une clinique pratiquant les avortements tardifs en revendant les organes et tissus des fœtus assassinés. LIVEACTION.ORG