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Le blog politique de Thomas JOLY

Troisième débat américain : Trump entre dans la clandestinité

21 Octobre 2016, 05:25am

Publié par Thomas Joly

Débat surréaliste à Las Vegas, ce 19 octobre : Hillary Clinton a été excellente mais robotique. Donald Trump a été mauvais, mais authentique. Hillary a sonné faux. Trump a parlé simple. Hillary a fait dans l’abstraction, Trump dans le concret. Il est difficile de savoir comment va réagir une opinion américaine qui, à 70 %, voit son pays partir dans la mauvaise direction, mais qui a été éloignée de Trump par la plus grande campagne de diffamation politique de toute la galaxie.

Trump a, certes, marqué de nombreux points (qui serviront de munition à ses publicités télévisées) :

– Sur l’avortement, il a affirmé que Hillary allait bien au-delà des représentants du « libre choix », acceptant le principe de la procédure « jusqu’au 9e mois, à la veille même de la naissance ».

Elle est restée sans réponse.
– Sur l’immigration illégale et le terrorisme islamiste, où il a su capitaliser sur les récents WikiLeaks, la ramenant à ce qu’elle est : un acolyte du culte des frontières ouvertes et du libre-échange.
– Sur la corruption de son opposante comme celle du système, suggérant à Hillary de rembourser tous les dons reçus du Qatar, de l’Arabie saoudite, comme de tous régimes hostiles aux principes américains. Pas de réponse…
– Sur l’économie, où il a cependant été moins incisif que d’habitude.
– Sur le Proche-Orient, où il s’est montré d’une grande acuité, décrivant la récente décision d’envoyer du personnel militaire en Irak comme une opération de propagande d’Obama afin de soutenir la candidature de Hillary.

Et sur sa conclusion générale, percutante.

Mais il a été sur la défensive au sujet de Poutine, comme de son comportement abrasif, Hillary exploitant la situation. Visiblement, son esprit était ailleurs, Trump réalisant que les forces napoléoniennes de l’oligarchie clintonienne étaient déjà aux portes de Moscou, et qu’une guerre conventionnelle le mènerait à sa perte. Il fallait donc organiser le recul dans son hinterland.

Il savait que quelle que fût sa performance « politicienne » au débat, ses propos seraient immanquablement dénaturés par la presse soviétique de l’administration Obama qui a exposé ses scandales sexistes face aux WikiLeaks à 27 contre 1 (source Fox News).

Il a donc surpris tout le monde, y compris les élus républicains, pseudo-soutiens maintenant terrorisés de perdre leur réélection. En déclarant qu’il ne garantissait pas d’accepter les résultats de l’élection présidentielle, il ne faisait que confirmer son assertion que le système de l’establishment est frelaté, et que les enjeux vont au-delà d’une décision gauche-droite, car il s’agit de la survie de la souveraineté face aux « fraudes » mondialistes incarnées par les dirigeants démocrates et républicains. Avec un risque de point de non-retour : celui de la nomination des prochains juges à la Cour suprême qui fixera la société américaine pour les quarante prochaines années.

Mais c’est en rappelant les révélations du « Project Veritas » (qui a piégé certains mercenaires électoraux proches d’Obama, expliquant comment saboter les ralliés trumpiens et, surtout, comment faire voter les immigrants illégaux), que Trump le solitaire entretient un climat d’insurrection patriotique destiné à regrouper sa base, espérant une surprise à la Brexit. La Bérézina du mondialisme, en somme…

André Archimbaud

Source : http://www.bvoltaire.fr

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ERNESTINE 21/10/2016 14:52

IL GAGNE NE CROYEZ PAS LES MEDIAS