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Le blog politique de Thomas JOLY

Selon que l’on s’appelle Éric Zemmour ou Virginie Despentes…

12 Octobre 2016, 05:33am

Publié par Thomas Joly

Quand on s’appelle Éric Zemmour, évoquer une sorte de respect envers des gens « prêts à mourir pour leur foi et leur idéologie » entraîne immédiatement des poursuites pour apologie du terrorisme… mais pas quand on s’appelle Virginie Despentes !

Virginie Despentes, romancière et cinéaste spécialisée dans le trash, le 17 janvier 2015 dans Les Inrocks, a pu étaler sur deux pages son ressenti de « deux jours d’amour total pour tout le monde » — terroristes inclus — sans déclencher le plus petit froncement de sourcil.

Virginie Despentes, elle, ne fait absolument pas l’apologie du terrorisme quand elle écrit « avoir été les gars qui entrent avec leurs armes […] qui avaient décidé, à leur façon, de mourir debout plutôt qu’à genoux ». Rien à voir avec le « respect » de Zemmour…

Pas d’apologie du terrorisme pour avoir « aimé ceux-là qui ont fait lever leurs victimes en leur demandant de décliner leur identité avant de [les] viser au visage ».

Pas d’apologie ni admiration des terroristes pour avoir « aimé leur désespoir », « leur maladresse » à ne pas trouver « le ton juste » en hurlant « On a vengé le Prophète ».

Aucune apologie du terrorisme à voir dans l’« acte héroïque » des terroristes, « une déclaration d’amour ». C’était juste « un mauvais film d’action, un mauvais gansgsta-rap », qui ont suscité en elle « deux jours de plane intense » : on a les « trips » que l’on peut…

Il faut dire que lorsqu’on s’appelle Despentes, qu’on a écrit Baise-moi – en 1993, refusé par neuf maisons d’édition -, qu’on est devenue homosexuelle, militante de la théorie du genre, qu’on écrit ou tourne des cochonneries plus « trash » les unes que les autres et qu’on est de gauche, on peut tout se permettre, y compris d’avouer benoîtement « deux jours de plane intense » après les premières tueries islamistes.

Une autre différence de taille entre Éric Zemmour et Virginie Despentes ? Pour le premier, les islamistes obéissent aux préceptes inhérents à l’islam tandis que la seconde « ne sait pas faire le rapport » entre l’islam et les attentats. En clair, l’un pense, l’autre non.

L’un se place du côté de la réflexion, l’autre se regarde le nombril et gratte ses émotions.

Voilà maintenant Éric Zemmour sommé, à plusieurs reprises, de se repentir pour des paroles qu’il n’a pas prononcées – ce qu’il refuse avec dignité -, alors que personne ne relèvera les délires apologiques pseudo-intellos de Virginie Despentes.

Nous vivons ainsi dans une société où une partie des citoyens se trouvent autant dans l’incapacité d’entendre Éric Zemmour qualifier de « criminels » les auteurs d’actes terroristes que dans celle de ne pas écouter le silence assourdissant de Virginie Despentes à l’égard de la souffrance des familles de victimes ou des rescapés. Car, tout au long de son verbiage sans queue ni tête, pas un seul mot en soutien des meurtris. Pas un.

À l’instar des époques lointaines des tribunaux inquisitoriaux, comme celles plus récentes du communisme, nous vivons donc dans une société qui décide, selon ses propres critères prédéfinis et parfaitement arbitraires et selon la personne qui y contrevient, de soumettre ou non à la question afin de la condamner à l’hérésie ou à la trahison. Quelle régression !

Caroline Artus

Source : http://www.bvoltaire.fr

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