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Le blog politique de Thomas JOLY

Le Portugais Antonio Guterres, nouveau secrétaire général de l’ONU, sosie laïc du pape François

9 Octobre 2016, 08:42am

Publié par Thomas Joly

Ils étaient 8 candidats à la succession de Ban Ki-moon à la tête de l’ONU. A l’heure de la crise migratoire qui sévit en Europe, c’est le candidat à la tête de Haut-Commissariat pour les réfugiés qui a eu la faveur du Conseil de Sécurité et qui va donc être le nouveau Secrétaire Général de l’ONU : Antonio Guterres. Portugais, socialiste, proche de milieux maçons, cet ancien premier ministre du Portugal, âgé de 67 ans, a une vision politique hyper-mondialiste et se bat pour que l’ONU ait un rôle prédominant dans la gouvernance du monde.

Certains milieux catholiques s’extasient devant cette élection au seul fait que Antonio Guterres se soit prononcé personnellement contre l’avortement. C’est voir un peu court ou ne pas voir très loin ! En effet, il avait malgré tout organisé en 1998 un référendum pour la libéralisation de « l’interruption volontaire de grossesse » (IVG), finalement abandonné du fait d’une grande abstention.  De plus, cet apparatchik des temples onusiens a le profil convenu et conforme au politiquement correct en vigueur. Autrement, ne nous leurrons pas, il n’aurait pas été élu !

Il a fait pression sur l’Europe pour qu’elle ouvre grandes ses portes aux soi-disant « réfugiés », vrais clandestins envahisseurs venus chercher un futur économique et matériel plus confortable dans les contrées nordiques ; il a également soutenu le droit d’asile pour les LGBT persécutés. Pareillement lors de son entretien à la candidature pour le poste de Secrétaire Général, il a considéré positivement l’idée d’une Global Taxe (taxe mondiale) pour financer des projets humanitaires dans le monde. Or, le droit à l’avortement mondial est un des projets « humanitaires » majeurs de l’ONU ! Ce droit serait ainsi financé, à travers la Global Taxe, par tous les pays membres, tuer l’enfant à naître étant considéré une avancée progressiste et un droit inaliénable pour toutes les femmes de la planète.

Antonio Guterres est, en laïc, le sosie du pape François : ils se rejoignent tant dans leurs idées pseudo-humanistes que dans leurs contradictions. Anti-avortement d’un côté, promoteurs de la culture de mort de l’autre en soutenant les LGBT et leurs revendications sous couvert de miséricorde ou de persécutions ; paladins de la liberté absolue pour toutes les cultures et les religions sur des sols étrangers et militants de la destruction des identités nationales en favorisant l’afflux de migrants clandestins sur le sol européen ; partisans d’une « humanité nouvelle », fraternelle, aimante, apatride et nomade et véritables pourfendeurs de toutes politiques en faveur de la communauté fraternelle nationale, politiques qu’ils surnomment « xénophobie » !

Après un entretien en 2013 entre les deux hommes, Guterres, qui se définit comme « un constructeur de ponts », s’était exclamé, conquis par l’hôte du Vatican : « L’Église catholique a toujours été une voix très importante dans la défense des droits des réfugiés et des migrants. Une voix de tolérance, de respect de la diversité dans un monde indifférent, si ce n’est hostile envers tout ce qui est étranger. »

Pour continuer, sur la ligne idéologique bergoglienne, dans une dénonciation radicale de tous les nationalismes, seul mal qui existe sur la terre à éradiquer au plus vite : « En Europe, comme dans les pays en voie de développement, il y a une nouvelle irruption de xénophobie. Le pape François non seulement indique quelle doit être la juste doctrine pour la communauté chrétienne, mais il en est un témoin personnellement. Outre les prises de positions et l’Exhortation apostolique Evangelii gaudium, l’échos le plus fort a été sûrement celui de sa visite à Lampedusa où il a parlé avec ceux qui ont souffert dans leur pays, en Syrie comme en Érythrée, et ont souffert, à nouveau, pour arriver en Europe. Et puis, la visite au centre des réfugiés d’Astelli des jésuites de Rome. C’est un engagement personnel qui amplifie sa voix, lui donne une autre signification, une autre force. Et pour nous tous qui combattons pour les droits des réfugiés c’est un énorme soutien et un stimulant. »

Les deux hommes sont fait pour s’entendre et collaborer ensemble.

« La paix, la justice, la dignité humaine, la tolérance et la solidarité sont gravées dans la charte et nous lie ensemble. Ces valeurs sont centrales dans toutes les cultures et toutes les religions du monde et elles sont reflétées dans les livres saints – du Coran aux Évangiles et à la Torah, des Upanishad au canon de Pali… » a déclaré Guterres, mots qu’auraient tout aussi bien pu déclamer François.

L’un, chrétien de gauche, à la tête de l’ONU, l’autre, marxiste chrétien à la tête d’une église conciliaire devenue une véritable ONG humanitaire universelle, il est fort à craindre qu’avec ces deux fortes personnalités et leurs charismes, les migrations et la globalisation font faire des pas de géant pour le plus grand avantage de la construction maçonnique d’une nouvelle tour de Babel, reflet « de notre humanité commune ».

François-Guterres, ce sont les deux faces d’une même médaille : celle de la mondialisation soutenue par un pseudo christianisme générique réduit à un universalisme humanitaire indispensable pour la gouvernance mondiale.

Il reste cependant encore un pas à franchir : à quand l’élection de François, pendant religieux d’Antonio, comme Secrétaire général d’une ONU des religions, idée chère au juif Shimon Perès ?

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