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Le blog politique de Thomas JOLY

Le financement du culte musulman « dé-voilé » !

10 Octobre 2016, 05:15am

Publié par Thomas Joly

Concernant le financement du culte musulman et de ses ministres du culte, il ressort du rapport d´information n° 757 du Sénat (session extraordinaire de 2015-2016) une sensation de nébuleuse non maîtrisée par l’État français.

Il apparaît, en effet, d’une part que la communauté musulmane est sous forte influence des pays d’origine, et d’autre part que ses ministres du culte ont des statuts diversifiés. Le tout dans un maelström sans réelle instance représentative de cette communauté.

Un des principaux éléments qu’ont mis au jour les travaux de la mission d’information tient à la place et l’influence – jusqu’alors méconnues ou sous-estimées – que les « pays d’origine » (en l’occurrence l’Algérie, le Maroc et la Turquie) ont dans l’organisation du culte musulman en France.

Première inquiétude à la lecture du rapport : on constate que les imams, en France, sont pour la plupart étrangers (seuls 20 à 30 % auraient la nationalité française).

Par ailleurs, la France accueille de façon temporaire, au moment du ramadan, plusieurs dizaines d’imams « psalmodieurs » en provenance du Maroc et d’Algérie. M. Bernard Cazeneuve, ministre de l’Intérieur, a indiqué devant le Sénat que, chaque année, nous faisons ainsi venir 299 « psalmodieurs ou récitatrices » dans le cadre d’accords bilatéraux passés notamment avec le royaume du Maroc et l’Algérie. Ces psalmodieurs occasionnels, dont le visa est limité à la période du ramadan, ne sont soumis à aucune exigence de maîtrise du français.

Plus inquiétant encore : le rapport souligne un financement étranger qui suscite des interrogations.

Par exemple : le Royaume saoudien, majoritairement d’obédience wahhabite avec sa lecture radicale du Coran, « a participé au financement de huit mosquées françaises : les aides ont varié entre 200.000 et 900.000 euros par projet ».

Au total, le Royaume saoudien a versé 3.759.400 euros. Par ailleurs, l’Arabie saoudite finance le salaire d’environ 14 imams exerçant dans des mosquées en France, dont le prosélytisme sera à l’évidence fortement teinté du radicalisme wahhabite. Pour sa part, l’enveloppe budgétaire allouée par le Maroc se monte à 6 millions d’euros en 2016. Cette enveloppe est en hausse : elle n’était « que » de 4 millions d’euros en 2013.

Autre aspect économique : la communauté musulmane constituée en association gérant un lieu de culte peut, aux termes de la loi de 1905, bénéficier à ce titre d’avantages spécifiques, en particulier la possibilité de recevoir des libéralités et des dons bénéficiant d’une réduction fiscale. Voire se constituer sous la forme d’association loi de 1901, ce qui permet de combiner plusieurs objets sociaux. (Souvent, les mosquées sont gérées par des associations dites « mixtes », à vocation culturelle et cultuelle.) Elles peuvent donc bénéficier, en toute légalité, de la réduction fiscale de l’article 200 du Code général des impôts, qui prévoit que les dons « officiels » à certaines catégories d’associations, dont les associations cultuelles, bénéficient d’une réduction d’impôt équivalente à 66 % du montant de leur don.

Pour le reste , à Gennevilliers par exemple, l’association cultuelle aurait récolté environ 1,3 million d’euros au cours du ramadan. Ces dons sont réalisés le plus souvent de façon manuelle, en espèces, rendant impossible toute traçabilité de leur provenance.

Enfin, en termes de ressources, le chiffrage issu d’une étude effectuée par le cabinet d’étude Solis évaluait à approximativement 5,5 milliards d’euros le marché du halal en 2010. Il est clair, si j’ose dire, que l’on ne peut qu’être approximatif, tant la nébuleuse est immense.

Pour conclure, on est en droit de s’étonner que ce rapport n’ait pas essayé ou osé soulever le « voile » sur des ressources économiques liées aux trafics occultes de stupéfiants.

Peu de cultes, en France, sont entachés d’une telle opacité, mais honni soit qui mal y pense !

Richard Pascal

Source : http://www.bvoltaire.fr

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