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Le blog politique de Thomas JOLY

Éducation nationale et OMS d’accord pour… une partouze à la maternelle ?

27 Octobre 2016, 08:37am

Publié par Thomas Joly

Non, ce n’est pas le titre d’un film porno. Voici les faits : le réseau Canopé, organisme Théodule de l’Éducation nationale, diffuse comme outil pédagogique une brochure de l’Organisation mondiale de la santé disponible ici [PDF] et traitant de « Standards pour l’éducation sexuelle ».

En page 38, pour la tranche d’âge des 0 à 4 ans, il y est mentionné que l’enfant doit recevoir une information sur « le plaisir et la satisfaction liés au toucher de son propre corps, la masturbation enfantine précoce et la découverte de son propre corps et de ses parties génitales ». Les compétences visées étant que l’enfant puisse « devenir conscient de son identité sexuelle ; parler des sensations (dés)agréables dans son propre corps ; exprimer ses propres besoins, désirs et limites, par exemple en “jouant au docteur” ». Notons que l’acquisition de ces compétences implique un nécessaire passage à l’acte. En groupe ?

Encore une fois, il convient de dénoncer avec la plus grande vigueur (même si cette expression est galvaudée du fait de son utilisation récurrente par des ministres inopérants) l’intrusion de l’État dans le domaine de l’intime.

L’idéologie sous-jacente n’est même pas camouflée : déposséder les familles des tâches éducatives. Les régimes totalitaires ont toujours tenté de soustraire, par tous les moyens, les enfants à l’influence des familles pour en faire leurs choses. La République actuelle ne fait pas autre chose.

Ce document émane de l’OMS ? La belle affaire ! Les machins onusiens ne bénéficient pas d’une infaillibilité pontificale ou autre, il n’est que de voir le négationnisme de certaines décisions de l’UNESCO pour s’en convaincre. L’OMS est, semble-t-il, noyautée par certains lobbies, mais chut ! Le dire est sans doute trop polémique.

Il existe un article 227-22 dans notre Code pénal qui réprime la corruption de mineur. Commis en bande organisée et/ou envers un mineur de moins de 15 ans, la sanction est de 10 ans de prison et un million d’euros d’amende.

Est-il un procureur doté d’un peu de courage en France, au moins assez pour assumer le statut de magistrat et l’indépendance qu’il devrait impliquer pour se retourner contre des services de l’État, malgré la caporalisation du parquet ? Est-il un député capable de porter le fer avec assez de détermination pour demander à traduire les in fine responsables (mais sans doute pas coupables) devant la Haute Cour ? Je suggère deux ministres : celui de l’Éducation nationale au premier chef, diffuseur de cette brochure, et celui du Quai d’Orsay, qui laisse des instances onusiennes commettre de tels délires sans que la France en claque la porte avec la virulence voulue.

Rémy Mahoudeaux

Source : http://www.bvoltaire.fr

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