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Le blog politique de Thomas JOLY

Quand la crise ne permettra plus de verser ces milliards d’aide sociale…

6 Septembre 2016, 05:06am

Publié par Thomas Joly

Lors d’un récent débat télévisuel sur l’initiative UDC contre l’immigration de masse, la ministre responsable de l’immigration, Mme Sommaruga, affirma que les demandes d’asile seraient traitées bien plus rapidement grâce à des centres fédéraux censés accélérer les procédures. J’osai alors la contredire en pointant du doigt le fait qu’à partir du centre servant de projet pilote, 30 % des requérants avaient disparu dans la nature sans attendre la fin du processus. La ministre affirma alors que cela ne serait plus le cas, dès que les centres seraient définitivement établis, les migrants ayant tout intérêt à voir leur demande traitée rapidement.

Le résultat de cette opération porte ses premiers fruits actuellement : ce ne sont pas 30 % des migrants, mais entre 50 et 90 % qui disparaissent dans la nature avant la fin du traitement de leur requête. Or, cette « nature », c’est le pays dans lequel les Suisses vivent, travaillent et payent des impôts. Cette « nature », ce sont des lieux qui comportent les mêmes risques systémiques que le Bataclan, la promenade des Anglais à Nice ou le métro de Bruxelles. Lorsqu’on sait que les islamistes utilisent les filières de la migration pour infiltrer des armes et des fous de Dieu dans l’espace Schengen, on mesure la menace qui pèse sur la tête de notre population si hospitalière. Ce fait a d’ailleurs été pointé du doigt récemment par Rob Wainwright, directeur d’Europol. Selon lui, l’Europe ferait face à une opération savamment mise en place par Daech pour frapper l’Occident un peu partout sur son propre territoire.

Or, que font les décideurs à Berne ? Ils continuent à affirmer que leur concept consistant à « accélérer les procédures » fonctionne à merveille. Évidemment, rien de plus rapide qu’une procédure qui n’a même pas le temps d’avoir lieu, tant le requérant disparaît rapidement dans la nature.

Pour ce qui est de mon canton, je fais appuyer les gardes-frontières, qui dépendent de l’État confédéral, par la police cantonale (la Suisse, Etat confédéral, ne connaît pas l’équivalent de la gendarmerie nationale en France), afin que les immigrés illégaux soient renvoyés immédiatement vers l’Italie, d’où ils viennent majoritairement, en vertu de l’accord de Dublin qui stipule qu’à l’intérieur de l’espace Schengen, les requérants d’asile soient renvoyés vers le premier pays d’accueil. Or, la réalité a depuis longtemps dépassé les termes des accords de Schengen-Dublin qui sont en vérité lettre morte. En effet, nombre de pays du Sud n’enregistrent plus les migrants, en contradiction avec l’accord de Dublin, et nombre de pays ont fermé leurs frontières au mépris de l’accord de libre circulation. Pourquoi la Suisse devrait-elle être la seule à jouer le jeu alors que les autres pays redécouvrent les vertus de frontières contrôlées ?

Le problème se situe ailleurs, très exactement au sud de la Méditerranée depuis que la route des Balkans est fermée. En effet, les passeurs favorisés par les islamistes qui contrôlent une grande partie de la Libye n’ont même plus besoin d’affréter des embarcations susceptibles de s’approcher de Lampedusa et des eaux territoriales italiennes puisque l’Union européenne joue elle-même les passeurs en recueillant les migrants à proximité de la côte libyenne, tout en sachant pertinemment qu’il s’agit, pour une part écrasante, de migrants économiques transportés par les islamistes depuis de nombreux pays parfaitement sûrs du Maghreb et de l’Afrique noire.

Ce qui se dessine en Europe, pour les décennies à venir, c’est un affrontement grandissant entre ethnies et entités claniques confinant à un état de guerre civile constant. Ces populations ne partageant pour une bonne part ni nos valeurs ni les principes essentiels de notre ordre juridique mettront peu à peu en péril le concept de citoyen et, partant, de l’État de droit. Il ne faut pas se voiler la face, les multitudes de déshérités prendront par la force ce qu’ils considèrent comme leur dû dès que la crise financière mondiale qui se dessine à l’horizon ne permettra plus aux gouvernements de verser des milliards d’aide sociale dans les banlieues.

C’est donc par devoir de précaution que les flux migratoires et la nuée de migrants qui se perdent dans la « nature » doivent être stoppés. C’est ce que nous devons à la mémoire de nos ancêtres, à nos enfants et à nous-mêmes si nous voulons sauver l’exception suisse et, avec elle, la civilisation de Socrate, de Saint-Exupéry, de Villon et Cendrars, de Verdi, Mozart et Beethoven, la civilisation du feu prométhéen issu de l’imagination, de la poésie et du cœur, la civilisation de l’amour universel et du pardon.

Oskar Freysinger

Source : http://www.bvoltaire.fr

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