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Le blog politique de Thomas JOLY

Le plan diabolique du gouvernement pour résorber le chômage

22 Septembre 2016, 05:18am

Publié par Thomas Joly

Je l’ai dit à plusieurs reprises sur ce site : les derniers jours de la gauche au pouvoir ressemblent furieusement aux derniers jours du gouvernement Laval en 1944 ou encore, si on regarde plus loin dans le temps, à la funeste année 1794. Tandis que le peuple se détourne de ses dirigeants, ceux-ci répondent par la fuite en avant en lâchant la bride aux ultras. Ce mercredi, Jean Pisani-Ferry a remis aux ministres Myriam El Khomri, Laurence Rossignol et Patrick Kanner un rapport inédit en France sur le coût économique des discriminations [PDF]. Conclusion : un manque à gagner évalué à 150 milliards d’euros ! Un rapport qui illustre parfaitement cette volonté de pousser à l’extrême cette politique mortifère du « Grand Remplacement » que les Français, longtemps aveugles, rejettent aujourd’hui en masse.

Réalisé par France Stratégie, un groupe de réflexion rattaché à Matignon, ce travail postule que les inégalités sur le marché du travail ont un coût pour l’économie. Un postulat, c’est bien commode, encore faut-il l’étayer, et là, c’est le vide sidéral à part une phrase, une seule : « Des travaux américains montraient cependant que […] l’amélioration de l’accès des femmes et des Noirs aux postes essentiellement occupés par des hommes blancs serait à l’origine de 15 % à 20 % de la croissance des États-Unis depuis les années soixante. » Or, justement, cette affirmation est très contestable, pour ne pas dire absurde, car d’autres travaux montrent que si, en période de forte croissance, l’emploi des Noirs et des femmes croît plus vite que l’emploi des Blancs, la réciproque est tout aussi vraie, ce qui implique qu’il est impossible d’établir si c’est l’emploi des Noirs et des femmes qui tire la croissance ou l’inverse. Voilà donc pour les prémisses.

Sur le fond, qu’un employeur préfère systématiquement employer une catégorie de gens plutôt qu’une autre est neutre au niveau de l’emploi.

C’est seulement s’il renonce à l’embauche faute de candidats à son goût qu’il y a un impact négatif sur le chômage. Mais alors, où se trouve le réservoir d’emplois que le rapport nous fait miroiter ? « Les discriminations freinent l’insertion sur le marché du travail d’une partie de la population en âge de travailler. […] À l’échelle de l’économie, une réduction des discriminations sur le marché du travail revient à une augmentation de la population active, en y intégrant de nouvelles personnes susceptibles de travailler. L’augmentation de cette offre de travail aboutit à une réduction du coût du travail, donc du coût de production des biens et services. Un nouveau point d’équilibre est atteint, où l’emploi est moins rémunéré en moyenne mais mieux partagé (gain pour les discriminés) et où le niveau de production est plus élevé (gain collectif). » Nous y voilà !

Je ne commenterai pas les projections chiffrées de gains de croissance qui sont totalement fantaisistes, l’essentiel n’est pas là. Réduire les discriminations pour réduire le coût du travail, les masques tombent et la boucle est bouclée. Certes, on pourrait remplir une bibliothèque avec tous les rapports sur l’économie nationale qui sont tombés dans l’oubli, mais supposons que ce gouvernement et celui qui lui succédera en mai prochain (sous la présidence d’Alain Juppé, par exemple) s’attellent à mettre en place un plan d’action en ligne avec les recommandations de ce rapport, que pourrait-il faire ? La croissance étant ce qu’elle est, on peut imaginer un système de quotas qui obligerait chaque employeur à embaucher des immigrés… Globalement, cela équivaudrait à pousser la politique de « Grand Remplacement » jusqu’au sein même de la population active, remplacer les chômeurs immigrés par des chômeurs de souche. Décidément, rien ne les arrête.

Christophe Servan

Source : http://www.bvoltaire.fr

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