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Le blog politique de Thomas JOLY

Débandade

31 Août 2016, 05:22am

Publié par Thomas Joly

Décidément, « démission » aura été le maître mot de la gauche au pouvoir. Dans tous les sens et sur tous les plans.

Devant les défis clairs auxquels le gouvernement français est confronté, ce pouvoir socialiste n’aura eu de réponses que la reculade ou l’évitement. Pour ses électeurs, ces démissions – que les historiens devront un jour détailler – sont de véritables trahisons. Pour le reste du peuple (les 80 % de mécontents), nul étonnement. Mais beaucoup de colère.

Démission devant le chômage (« pas de bol ! »). Démission devant l’avancée de l’islamisation du pays (merci, le Conseil d’État !).

Démission dans la guerre, que l’on ne mène pas, en se cachant derrière le paravent de l’État de droit, qui protège d’abord ceux qui veulent nous nuire.

Et puis il y a les démissions du petit jeu politique, les postures pour prendre date, pour faire carrière, un jour. Et qui frisent l’indécence dans la situation dramatique que nous vivons. M. Montebourg et son petit fan-club avaient bien commencé cette ronde des démissions, en août 2014, puis il y eut Mme Taubira en décembre dernier, et maintenant M. Macron.

Si l’on tente de rehausser le bilan de son passage à Bercy, il suffit de le comparer à celui de M. Hamon à l’Éducation nationale, l’éphémère ministre des vacances : M. Macron, lui, gardera son nom attaché à l’ouverture de quelques lignes d’autocars. Ministre des autocars… Finalement, ces démissions à la fin des vacances sont assez cohérentes.

Il fut un temps où l’on ne se prenait pas pour un présidentiable avec un CV si mince. On se demande, d’ailleurs, si cette démission de M. Macron n’a pas simplement pour but d’effacer cette ligne de son CV : « ministre de l’Économie de M. Hollande, 2014-2016 ». Ils doivent être nombreux, en ce moment, les ministres et les députés socialistes à effacer le nom de Hollande de leurs CV…

Et au jeu des démissions, les paris sont ouverts. À voir M. Valls s’époumoner sur le burkini et le sein nu de Marianne, on se demande s’il ne cherche pas à gagner, outre le grand prix du ridicule, sa démission, et sur un vrai sujet, lui. Il paraît que M. Cazeneuve serait prêt à aller à Matignon pour tenter de finir ce quinquennat. Et après lui, Mme Vallaud-Belkacem, pour tenir jusqu’en avril 2017 ? Car, comme le dit le député PS M. Baumel : « On va essayer de finir le quinquennat comme on peut. » Conseil d’ami : il existe un moyen tout simple d’abréger – la démission !

Mais M. Macron, au fait, on ne sait pas pourquoi ni sur quoi il part, contrairement aux autres. Politique économique ? C’est la sienne. Déchéance de nationalité ou burkini ? Il n’en a jamais pipé mot. La question de l’islamisation ne semble pas le passionner. Peut-être que son professeur de français au lycée ne lui a pas fait jouer des extraits du Mahomet de Voltaire. Dommage… Et puis ces attentats de juillet ont eu l’inconvénient de voler les pages glacées de Paris Match qui devaient lui revenir. Il n’est pas facile de caser un plan média « démission » entre deux attentats. L’Histoire ne se plie pas aux caprices ministériels.

Un heureux, tout de même, avec cette démission qui sent le Sapin pour un gouvernement en pleine débandade : c’est l’ami Michel, qui récupère le maroquin du démissionnaire…

Pascal Célérier

Source : http://www.bvoltaire.fr

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c 31/08/2016 15:36

Il est comme Ali JUPPE, il évite les sujets qui fâchent, mais l'on sait qu'il s'était prononcé contre la déchéance de la nationalité, pour des raisons morales. Comme c'est un libéral, il est pour l'immigrationnisme économique, avec liberté de circulation de la main-d'oeuvre. Il est d'ailleurs la coqueluche du patronat et son positionnement centro-humaniste va faire concurrence à Mrs JUPPE et BAYROU, qui sont sur la même ligne.
Le Conseil National de Transition réclame la destitution de ces ectoplasmes, pour leurs insuffisances et leurs nuisances avérées. Pétition en ligne.