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Le blog politique de Thomas JOLY

La CGT vandalisée : retour à l’envoyeur !

27 Juin 2016, 05:22am

Publié par Thomas Joly

Le siège de la CGT à Montreuil (Seine-Saint-Denis) a été vandalisé dans la nuit du vendredi 24 au samedi 25 juin. Selon plusieurs sources, des hommes cagoulés, deux ou trois, ont escaladé l’entrée principale et ont brisé quelques portes et vitres de l’immeuble avant de prendre la fuite quand ils ont été surpris par des vigiles.

Tout comme pour le siège de la CFDT vandalisé, lui aussi, deux jours plus tôt, la police mène l’enquête afin de rechercher les coupables et les traduire devant la justice. Il est normal que, dans un État de droit, les fauteurs de troubles soient recherchés, jugés et condamnés.

Maintenant, nul ne peut s’empêcher de penser que l’arroseur a été arrosé. Il y a même une sorte de catharsis dans cet épisode nocturne : beaucoup rêvaient de bloquer le siège de la CGT et même de le briser, en représailles de ce que ce syndicat avait pu faire subir pendant des semaines en mai et juin à des millions de Français. Beaucoup en rêvaient et certains l’ont fait. « C’est tant mieux, c’est bien fait. La CGT n’a que ce qu’elle mérite », doivent se dire, en leur for intérieur, de nombreuses personnes. En effet, la CGT, qui est à l’origine de la fronde contre la loi El Khomri, n’a rien fait pour empêcher les dégradations et les violences pendant ses défilés à Paris, Nantes, Rennes, Caen, Marseille, etc. Celles commises au 236, rue de Paris à Montreuil restent moindres que celles perpétrées un peu partout en France. Et puis, le coût des réparations sera vite compensé par la solidarité cégétiste. 50 centimes d’euro de cotisation en plus, ça ne représente pas grand-chose. En revanche, aucun de ces syndicalistes ne s’est cotisé pour réparer les vitres, les Abribus, commerces et autres distributeurs de billets cassés, vandalisés ou pillés…

Quelle jubilation, aussi, de voir le patron de la CGT fulminer dans un communiqué de presse contre cette attaque, même si ses propos ne trompent personne : « Nous réaffirmons que seuls le débat et l’action syndicale par les mobilisations permettent de faire entendre les revendications des salariés et du monde du travail […] Les violences commises ne font que desservir ces revendications et contribuent à essayer de discréditer le mouvement social en cours. Les violences verbales et les insultes contre la CGT contribuent, également, à entretenir ce climat délétère. »

Dans son combat, Philippe Martinez a reçu le soutien du Premier ministre, Manuel Valls, qui a tweeté : « Rien ne peut justifier ces attaques contre les acteurs de la démocratie sociale. » On aurait aimé que le chef du gouvernement mît plus d’entrain et d’ardeur à soutenir d’autres plus nobles causes que celle des casseurs. On se demande même pourquoi il ne s’est pas rendu sur place pour apporter son soutien à son opposant social. Mais ça ne saurait tarder…

Henri Saint-Amand

Source : http://www.bvoltaire.fr

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