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Le blog politique de Thomas JOLY

Escroquerie sociale : l’État fait des cadeaux mais ne les finance pas !

21 Juin 2016, 05:29am

Publié par Thomas Joly

L’État fait des cadeaux mais ne les finance pas. Plus précisément, l’État, par son gouvernement dans une situation d’impopularité comme on n’en a jamais connu sous la Ve République, promet des hochets à tout va. Et charge les organismes concernés de les distribuer. Seul problème : il ne les finance pas en amont.

Noël, cette année, a pris de l’avance. Il est arrivé au printemps sur fond de grogne sociale. Entre la CGT, les casseurs et l’arrivée de l’Euro, MM. Hollande et Valls ont fait les généreux : camionneurs, taxis, étudiants, intermittents, cheminots… ils ont arrosé à tout va en espérant que ces braves gens allaient rentrer sagement à la maison. C’était compter sans le moustachu à gros bras de la CGT, bien décidé à se refaire sur le dos d’un pays mal en point, quitte à le couler pour de bon.

Dans la distribution des prix, il faut aussi compter le passe Navigo à tarif unique, décidé juste avant les régionales (de sinistre mémoire pour le Parti socialiste). Les Franciliens peuvent désormais circuler dans toutes les zones pour la somme de 70 euros. Ce qui est exorbitant pour les Parisiens qui vivent intra muros mais est, en effet, une aubaine pour tous les banlieusards qui doivent passer des heures quotidiennement dans des trains et autres RER à la fréquence et à la sécurité hasardeuses. Surtout quand le gros à moustaches précité rameute ses troupes.

Bref, depuis la rentrée scolaire 2015, c’est merci François-merci Manuel, sauf que… sauf que la nouvelle présidente de région Valérie Pécresse ne décolère pas : une fois de plus, une fois encore, l’État ne respecte pas ses engagements. Comprenez qu’il n’a toujours pas versé les ressources promises pour éponger l’ardoise. Car il manque 300 millions pour absorber le cadeau du passe unique dont le « tarif d’équilibre » est entre 80 et 85 euros. Et comme Anne, ma sœur Anne qui ne voit rien venir, Valérie Pécresse guette en vain les fonds promis. Et menace : si le gouvernement ne respecte pas ses engagements, il va falloir ajouter une « taxe Valls » de 10 à 15 euros par ticket.

Le pire – et ce n’est, certes, pas une consolation pour Mme Pécresse – est que cette situation va assurément se répéter pour toutes les largesses décrétées ce printemps et dont on n’a pas budgété le premier euro. Dans notre État failli, avec quels fonds racheter les licences des taxis, financer le revenu étudiant, indemniser les milliers d’intermittents qui se seront ajoutés à une liste déjà pléthorique ? Comment sortir la SNCF de l’impasse où l’État l’a jetée en balayant, d’un trait, des années de négociations ?

Et pire que cela : il y a fort à craindre que la liste des cadeaux s’allonge encore d’ici 2017. Les années électorales ont toujours été pleines de cadeaux hypothéqués sur l’avenir. N’oublions pas Jacques Chirac et sa devise empruntée au petit père Queuille : « Il n’y a pas de problème que l’absence de solution ne parvienne à résoudre. » À quoi les Présidents sortants ajoutent : « Passe au suivant… » Ainsi va la France.

Marie Delarue

Source : http://www.bvoltaire.fr

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tereza 21/06/2016 09:40

Enfin, maintenant que les policiers ont compris que les casseurs sont des employés de Valls, la situation est plus claire.