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Le blog politique de Thomas JOLY

Triplés : ils les ont traités de réacs…

1 Mai 2016, 07:58am

Publié par Thomas Joly

Valeurs actuelles n°4144, je lis : « Les Triplés, c’est réac ! », selon Michel Becquembois, de Libération.

Les Triplés, bande dessinée de Nicole Lambert – déclinée désormais en dessin animé –, qui paraît dans Le Figaro Madame depuis 1983 et raconte, avec un humour candide, les aventures de trois garnements – une fille et deux garçons – dans un milieu social plutôt aisé, couverait donc en son sein une idéologie délétère qui reprendrait « les standards de La Manif pour tous » ?

Je savais que Tintin était un « infâme » colonialiste, mais ces trois petites têtes blondes, j’en suis tout étourdi !

Ni une ni deux, je file à la source et là, tel saint Thomas devant l’évidence de la résurrection du Christ, je crois ce que je lis : ces « triplement réac » – notons le trait d’esprit du titre de l’article ! – sont accusés d’être « bien blonds et bien coiffés, propres sur eux comme c’est pas permis, se chamaillent adorablement et tout est bien qui finit toujours bien ». Prenons note : penser à écrire une histoire de quintuplés issus de la diversité, entre trafic de poudre et sourates « amicales », pour plaire au lectorat de Libération !

Pour ce Becquembois exotique – désolé, je n’ai pas pu m’empêcher ! –, cet « idéal de la famille française du XVIe arrondissement » est une vision d’horreur, car une famille de blonds, hétérosexuelle et heureuse, c’est réac, comme un plat trop cuit est immangeable !

Je signale aussi, par acquit de conscience, qu’il existe dans notre pays des blonds qui ne vivent pas dans les quartiers chics de la capitale et triment beaucoup, loin du regard bienveillant des holdings du multiculturalisme.

Nos Triplés n’ont « étrangement pas de papa (à moins qu’on admette que ce train de vie maternel s’explique grâce à un lucratif divorce, puisque de travail maternel il n’est jamais question) ». Ce silence très flaubertien sur la présence paternelle veut peut-être dire que la série de Nicole Lambert est dédiée aux mères de famille, ces Alecto, Mégère et Tisiphone (les Furies de la mythologie grecque) qui aiment, toute honte bue, leur progéniture au point de l’élever au lieu d’aller s’enfiévrer dans les orgies romaines vantées par un certain progressisme. Quant au « lucratif divorce »… ce n’est pas très féministe, ça, la femme ontologiquement vénale. Attention, Monsieur Becquembois, vous frisez le délit de réaction !

Michel Becquembois allonge, ainsi, la liste des outrances gauchistes qui voient le mal jusque dans trois gamins qui n’en demandaient pas tant.

Charles Demassieux

Source : http://www.bvoltaire.fr

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