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Le blog politique de Thomas JOLY

Lycéen frappé : il est des coups de poing qui se méritent

5 Avril 2016, 05:46am

Publié par Thomas Joly

Les violences inadmissibles commises par des « lycéens », par définition mineurs, en protestation à la loi Travail, dite El Khomri, par définition ne les concernant ni de près ni de loin, sont clairement le fait d’une instrumentalisation d’une partie de la gauche, qui hélas a la fâcheuse habitude de procéder ainsi.

En tant que père de lycéen, je serai particulièrement inquiet si mon fils, au lieu de se retrouver en cours comme est censé me le garantir le directeur de son établissement (public), se voyait interdire l’accès à son lycée, ou se retrouvait au milieu d’une manifestation dont le point d’orgue consiste à jeter des projectiles sur les forces de l’ordre, qui plus est en période d’état d’urgence…

Ces violences se retournent contre celles et ceux qui ont pour lourde tâche de faire respecter l’ordre dans notre pays, et qui se retrouvent en première ligne. Elles sont le fruit d’un laxisme et d’une instrumentalisation criminels, consistant à laisser des mineurs hors de contrôle commettre des délits, tout en faisant semblant de croire qu’ils savent se qu’ils font.

Dans ce contexte de tension extrême, les interpellations sont trop rares, et parfois même contraires aux instructions reçues par les policiers. Inévitablement, le chaos mène à la violence.

C’est ainsi qu’un gardien de la paix de 26 ans qui venait de recevoir un projectile en plein visage, a été filmé en train d’asséner une « droite » à un lycéen qui venait d’être maitrisé par deux autres policiers.

En d’autres temps, le civilement responsable de ce jeune homme (qui est censé se trouver en cours) lui aurait mis une « gauche », pour équilibrer la balance… Mais ce temps là est révolu.

Désormais, place à la victimisation : interview du lycéen dans les médias, ouverture d’une enquête judiciaire par le Parquet de Paris, intervention du Préfet, puis du Ministre de l’Intérieur Bernard Cazeneuve qui s’est dit « choqué » et a saisi l’Inspection Générale de la Police Nationale (IGPN). J’ai personnellement été particulièrement choqué, moi aussi, par la nomination de Bernard Cazeneuve au poste de Ministre de l’Intérieur… Mais c’est une autre histoire.

Le policier a été placé en garde à vue, celle-ci a été prolongée (on se demande bien pourquoi), puis il a comparu devant le Procureur de la République, puis devant un juge des libertés et de la détention qui l’a laissé libre en attente de son procès, prévu en Mai prochain, lui interdisant d’exercer dans l’intervalle. Monsieur Cazeneuve, lui, a toujours le droit d’exercer.

Les « lycéens » ont caillassé deux commissariats parisiens dans l’intervalle, pillé un commerce, et ont prévu deux autres journées d’action les 5 et 6 avril… La chienlit continue, et deux autres plaintes ont été déposées contre… les forces de l’ordre !

Quand la société part à ce point à vau l’eau, on ne peut se permettre de demander à ceux qui se voient confier la mission de préserver l’ordre et la paix publics en étant exposé en première ligne d’être irréprochable. Il est en effet des coups de poings qui se méritent.

Sébastien JALLAMION

Source : http://ripostelaique.com

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Kévin Morvan 05/04/2016 14:16

Projectiles jetés, interdiction d'entrer dans l'établissement... C'est exactement ce qu'il s'est produit devant mon lycée ce matin. Il n'y a pas eu d'interventions des autorités mais des pétards ont explosé et un caddie a été incendié. J'étais surpris du nombre de lycéens à arborer des pancartes avec le logo du Front de gauche.