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Le blog politique de Thomas JOLY

Chaque attentat accroît la capitulation des élites, pas l’inverse

24 Mars 2016, 18:31pm

Publié par Thomas Joly

Commençons cette chronique par des images qui résument l’ampleur du naufrage des élites ouest-européennes. Ci-dessous, vous pouvez voir la “représentante de la diplomatie de l’Union Européenne”, Frederica Mogherini, fondre en larme après l’annonce des attentats de Bruxelles (voir ici).

Nous sommes donc passés de Napoléon et Bismarck à “ça”.

En premier lieu, c’est une démonstration caricaturale de ce que la féminisation du politique ne constitue pas un progrès en soi. Que le chef de la diplomatie d’une organisation représentant un demi milliard de personnes s’effondre publiquement après l’annonce de 30 morts, voilà qui dit tout de la psychologie du socialisme humanitaire.

Concrètement, le message envoyé à tous les acteurs politiques de la planète c’est l’extraordinaire faiblesse psychologique des Européens. Une faille exposée au grand jour qui, comme l’odeur du sang, ne manquera pas d’attirer les loups. Un tel degré de faiblesse individuelle disqualifie l’intéressée car elle a d’ores et déjà déclenché de futurs actions hostiles contre les pays de l’UE.

C’est une manifestation toute aussi caricaturale du degré d’aveuglement criminel dont sont capables les élites progressistes d’Europe de l’Ouest. En larmes, la “ministre des Affaires Etrangères” de l’UE répète son slogan multicuraliste sur cet “islam de paix” qui partout enflamme le monde.

Ces adeptes du “présentisme”, dépourvus de la mémoire longue des sages, ont oublié les 8 siècles de guerre en Espagne contre l’envahisseur musulman et les assauts ottomans au coeur de l’Europe. Ils sont devenus d’éternels apprenants, surpris à chaque soubresaut d’un ennemi que nous connaissons pourtant parfaitement bien.

Ici, il faut bien se dire une chose : ce ne sont pas tant les morts de Bruxelles qui ont fait pleurer la socialiste Mogherini que l’idée d’un possible échec de la capitulation pacifique de l’Europe face à l’envahisseur. C’est la panique face au retour du tragique en lieu et place de la chimère des “lendemains qui chantent”.

C’est en somme la réaction d’une petite fille qui vient d’apprendre que le Père Noël n’existe pas.

Retour à la normale

J’imagine aisément le spectacle des commentateurs défilant sur les chaînes d’information en continu. L’incontournable “ancien officier du GIGN” venu brasser de l’air précédant le brave imam de la mosquée Ben Couscous de Saint-Denis, encadré de deux braves fonctionnaires du ministère de l’intérieur qui lui auront remis une note, écrite en gros caractères et dans un français accessible.

Je présume que les grands feudataires du régime se seront bousculés pour dire que “évidemment” ces “ignobles et lâches attentats” n’ont “rien à voir avec l’islam”. Je suppose que les mots “immigration” ou “immigré” n’auront pas été prononcés une seule fois par de doctes journalistes au regard vissé sur le prompteur.

J’imagine enfin qu’un mot a été matraqué dans l’univers entier : “laïcité”. Celle-là même qui permet aujourd’hui, avec l’appui zélé des politiciens, la construction d’une à deux mosquées par semaine sur le territoire hexagonal.

Bref, rassurer la population et restaurer sa confiance dans le système et ses dirigeants dont les réalisations, en 50 ans, sont effectivement édifiantes.

Présenter la défaite en victoire

Je suppose que vous n’aurez pas eu la naïveté de croire que les mêmes élites qui vous vendent chaque jour à un monstre qu’ils ont nourri et choyé, ne nourrissent l’idée d’une forme quelconque de résistance.

La grande réflexion, la solennelle inquiétude de la haute fonction publique, des politiciens, des journalistes stipendiés, des “intellectuels” et autres artistes à cachets, c’est de régler cette épineuse question : comment procéder à une reddition la moins indolore possible ?

Parmi les options étudiées par ces élites, l’opportunité d’une défaite présentée en victoire est largement privilégiée. Tout repose sur cette approche : ménager les apparences. Ce qui est une invasion objective est désormais présentée comme une forme de “libération”.

Vous ne vous en rendez peut-être pas compte, car ce n’est pas formulé explicitement mais implicitement. La dépréciation de la culture occidentale comme de ses réalisations, la démoralisation des masses de souche par la promotion d’une identité négative s’accompagnent d’une célébration de l’immigration, du multiculturalisme, de l’expansion de l’islam, des qualités des races allogènes, etc.

Il s’agit d’une explication et d’une légitimation constante de la défaite. Une défaite qui, du coup, devient une victoire.

Pour la gauche occidentale, mieux vaut avoir tort avec Mahomet

Ces gens ont peur, ils sont terrorisés. Terrorisés à l’idée de devoir se battre, terrorisés par l’idée du conflit, produit pourtant indépassable de l’histoire.

Passe encore de se rendre une fois l’an au pied du monument aux morts pour rendre hommage “à la résistance” et de pontifier en évoquant le souvenir des maquisards. De là à effectivement prendre des risques politiques, voire physiques, pour défendre quoique ce soit, ce serait basculer dans ce que le progressisme radicalisé nomme “l’extrême-droite”.

C’est ici qu’intervient le processus de capitulation. Vous aurez relevé que les élites dominantes tentent, par tous les moyens, de créditer l’idée qu’il n’y a pas de causalité ni de déterminisme quand on évoque l’islamisme radical.

Dans le discours politique et médiatique dominant, le djihadisme est réduit à son expression violente. Pire à son moyen militaire : le “terrorisme”. Le seul déterminisme que ces élites acceptent d’évoquer est celui qui n’est pas de nature à rompre leur vision du monde : le déterminisme social.

Vous aurez remarqué cependant que si l’on aime sortir les violons sur les origines sociales des djihadistes – des “paumés” – on ne peut pas dire que les socialo-communistes s’étaient attardés jusqu’à présent sur l’enfance malheureuse d’Adolf Hitler.

Le système tente désespérément d’empêcher une analyse objective de la situation afin de ne pas devoir admettre que la réalité dément en pratique les fondements même du progressisme. Ne pas évoquer les causes et focaliser l’attention sur les conséquences, en l’occurrence l’usage du terrorisme par les musulmans en Europe.

Culture de la capitulation

Je vais faire une analogie à caractère pédagogique. Lorsque les agriculteurs sèment le chaos lors de leurs actions, le gouvernement français a pour habitude de reculer et cède à un certain nombre de leurs revendications. Pour des raisons de crédit politique, le gouvernement arrête un peu plus tard quelques éléments isolés, accusés des actes violents les plus spectaculaires.

Pensez-vous qu’un gouvernement qui recule devant quelques centaines d’agriculteurs armés de tracteurs soit plus déterminé face à des millions d’afro-musulmans en état d’insurrection permanente ? Pour quelques palettes brûlées, la France compte 40.000 voitures incendiées chaque année sans que cela ne suscite de réaction des autorités (lire ici).

Nous avons à faire à la même approche dans le cadre de l’invasion islamique. Le système, face à un acte violent à caractère revendicatif, ne peut pas laisser la population penser que son monopole de la violence, base du droit commun, puisse être contesté. Il s’assure donc de capturer effectivement les djihadistes coupables d’attentats.

Mais ce n’est pas là que se situe le cœur de l’enjeu politique. C’est dans le rapport des élites à la progression démographique et culturelle des musulmans au sein de la société d’accueil.

Et comme lors des affrontements avec les paysans, le gouvernement cède largement. Pour justement éviter l’extension d’un conflit ouvert, jugé trop coûteux politiquement pour les dirigeants, ceux-ci préfèrent organiser leur capitulation après une victoire symbolique, i.e. une arrestation hyper médiatisée de djihadistes.

Mais si l’on prend le temps de regarder le tableau plus général, qu’observent les islamistes et les masses islamo-immigrées ? Plus il y a d’attentats, plus les élites répondent aux exigences des colons africains et orientaux.

N’est-ce pas après les attentats de Charlie Hebdo que le gouvernement français a mis en scène le “doublement des mosquées” en France (lire ici) ?

Le système sacrifie la jeunesse pour sa survie à court terme

La gauche radicalisée – à laquelle appartient le gouvernement – recherche donc par tous les moyens de “bons musulmans” qui leur offrent cette capitulation douce, progressive, exotique qui leur permet de sauver la face.

Des “musulmans républicains” – c’est-à-dire suffisamment patients – qui aideront à exonérer les idéologues de l’égalitarisme et du sans-frontiérisme de leurs responsabilités.

Vous pensez que je me joue de vous ?

Non. Cela va si loin que désormais les doctrinaires du pacifisme en viennent à se demander si les “salafistes non-violents” ne sont pas “des alliés contre le djihadisme”.

Je cite la journaliste gouvernementale Valérie Le Nigen (France Bleu), militante de gauche bon teint, qui écrit dans un article (lire ici) sur le prédicateur salafiste de Brest Rachid Abou Houdeyfa : « Certains imams radicaux sont-ils des remparts contre le terrorisme ? La question est sensible mais mérite d’être posée. »

Les élites au pouvoir posent uniquement la question de l’usage de la violence, pas celles de l’islam radical ou de la submersion culturelle de la société par la démographie islamique.

Comme je le disais, la bourgeoisie dominante est uniquement obsédée par sa survie et le maintien d’un semblant d’ordre légal. Pas par l’invasion victorieuse afro-musulmane.

Et je suis au regret de vous apprendre que la caste politico-médiatique est bien décidée à sacrifier vos enfants pour préserver son statut social. C’est son seul et unique objectif : survivre.

Dans ces conditions, ne doutez pas que nous n’en sommes encore qu’au début de l’horreur. Les mêmes causes engendrant les mêmes conséquences, il faudra encore de nombreux morts avant que les élites progressistes radicalisées ne tombent et que l’envahisseur soit repoussé.

Boris Le Lay

Source : http://borislelay.com

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