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Le blog politique de Thomas JOLY

Fabius, sortie en grande pompe vers le Conseil constitutionnel et le Nobel ? (par Marie Delarue)

13 Janvier 2016, 06:09am

Publié par Thomas Joly

Il faut, pour faire son chemin en politique, un physique hors du commun comportant deux choses au moins : un dos d’une souplesse extraordinaire tant il faudra courber l’échine pour mieux opérer retournements et contorsions, et un système digestif tout aussi mirifique pour avaler sans s’étouffer les couleuvres qui vont se présenter. C’est un minimum que compléteront efficacement d’autres atouts telles l’absence de mémoire et la surdité sélective. Paré de toutes ces vertus, on peut alors envisager la carrière.

C’est ainsi que vont sans doute se retrouver face à face pour se faire risette deux frères en Socialie, tous deux anciens Premiers ministres, et non moins ennemis jurés de la Mitterrandie illustrée : MM. Jospin et Fabius. Le premier siège au Conseil constitutionnel depuis décembre 2014. Il y a été nommé par son ami Claude Bartolone, président de l’Assemblée. Le second espère en prendre la présidence le mois prochain en remplacement de Jean-Louis Debré (dont le mandat arrive à son terme), le président de la République lui faisant miroiter ce hochet pour bons services rendus. Il se murmure même que le marché aurait été conclu dès l’entrée de Laurent Fabius au gouvernement.

La COP21 a été « un très beau succès » dont nul n’ignore qu’il était bien moins destiné à sauver la planète que la possible réélection de François Hollande. Fabius a donc fait ce qu’il faut, mis son mépris dans sa poche et sauvé la mise de la « fraise des bois », petit nom dont il affublait son chef de parti. Il a même si bien travaillé que les flagorneurs exotiques – ceux qui signent d’une main et tendent la sébille de l’autre – n’ont pas hésité à évoquer un possible prix Nobel de la paix pour ledit Fabius. Dans le genre farces et attrapes, tout est possible.

Que Jospin et Fabius se détestent n’est pas un problème en soi ; Giscard et Chirac ont bien siégé face à face jusqu’au KO technique du second. Mais Jospin lorgne aussi sur la présidence du Conseil, tout comme Michel Sapin, bon petit soldat grand avaleur de serpents lui aussi, qui se verrait bien finir sa carrière dans cette Cour suprême à la française. Et puis, accessoirement, on y ramasse un peu d’argent de poche en complément des retraites qui déjà s’accumulent : 6.950 € pour le président, 6.339 € pour les autres, sans compter les avantages en nature dont le montant n’est pas communiqué. Ça paye les garçonnières et les gueuletons.

Mais rien n’est fait car chacun sait que François Hollande n’a pas de parole, ou du moins qu’elles n’engagent, là encore, que ceux qui les entendent. Il a promis la présidence du Conseil constitutionnel à Fabius ? Peut-être l’offrira-t-il à Ségolène, à qui il avait un moment vaguement promis celle de l’Assemblée en cadeau de rupture. Elle-même y croyait, et pourtant elle connaît le bonhomme mieux que personne…

Source : http://www.bvoltaire.fr

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