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Le blog politique de Thomas JOLY

Trio de charme au service exclusif de la gauche (par Véronique Hansi)

30 Novembre 2015, 06:31am

Publié par Thomas Joly

Comme tous les Français conscients de l’immense responsabilité du gouvernement dans le drame du 13 novembre 2015 à Paris, j’ai boycotté le nouveau show TV électoral des Invalides, par solidarité avec les familles brisées qui ont refusé d’y participer.

Mais je viens de tomber par hasard sur le point d’orgue de cette grand-messe Bisounours contre la barbarie : la chanson de Brel « Quand on a que l’amour », joliment choisie et magnifiquement interprétée par trois chanteuses françaises.



« C’est l’hommage de toute la nation », nous a-t-on répété pour nous vendre ce « 11 janvier bis » concocté par les services de propagande élyséens. Cette cérémonie était censée « rassembler » les Français loin des clivages politiques, autour des familles endeuillées. 
J’ai voulu en savoir un peu plus sur les raisons qui avaient présidé au choix des trois interprètes sélectionnées pour cette prestation.



Le trio donne l’image de la diversité à la sauce républicaine : Yael Naim, Franco-Israélienne, Camélia Jordana, Franco-Algérienne, et Nolwenn Leroy, Française des terroirs. La laïcité est sauve car aucune d’elles n’affiche de pratique religieuse particulière. Seule Nolwenn porte haut son prénom de sainte décapitée.

En revanche, comme il fallait s’y attendre, on repassera pour l’« unité de la France » autour de ce trio de charme au service exclusif de la gauche : 
Yael Naim, au « rêve réenchanté » par le candidat Hollande, le soutient en chantant au meeting de Bercy.

Camélia Jordana participe discrètement à une réunion du monde culturel organisée au Bataclan par Jean-Luc Mélenchon candidat à la présidence de la République, qu’elle reconnaît beaucoup apprécier. Mais le fatidique 6 mai 2012, elle chante pour la victoire de qui vous savez.


Nolwenn Leroy, prudente, soutint sans publicité le candidat socialiste à la présidentielle. Ironie du sort : jouant sur tous les tableaux, elle sera attaquée par la gauche caviar. Si méprisante pour ce que l’artiste semble incarner, la secte des bobos parisiens pointe chez elle la « preuve génétique de sa bretonnante traçabilité, droite dans ses sabots, ivre de cadastre, d’ancrage et de toponymie, affichant un pedigree de la vieille roche, premier robot de fabrication 100 % bretonne, cette Finistérienne au nom si peu républicain, garantie née coiffée… » (L’Obs). La voilà habillée pour l’hiver ! 
Tant et si bien que « la nouvelle duchesse de Bretagne » se sentira obligée d’expliquer ses origines éminemment respectables pour le monde du show-biz puisque issue d’une « famille d’ouvriers et d’instituteurs, socialistes et athées, dans la droite ligne de Ferry et Jaurès »… Ouf, l’honneur socialiste est sauf ! Rendez-vous compte… on aurait pu la croire « bourgeoise catho » rance de préférence.



Offert par le trio des Invalides, le moment quasi mystique illustré par les portraits des victimes apparaît bien plus chrétien que républicain en ce qu’il s’adresse plus au cœur qu’à la raison. C’est en cela qu’il est particulièrement fort et émouvant. Il ne peut, cependant, effacer l’amertume et le désarroi des Français attachés à la France de toujours : il est l’aveu de faiblesse d’un exécutif totalement dépassé et l’expression d’une nation résolue à courber l’échine devant le péril islamique.

Les « fluctuat nec mergitur » de la pitoyable récupération politique tentée par Hollande avec ses groupies n’y changeront rien.  

Source : http://www.bvoltaire.fr

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