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Le blog politique de Thomas JOLY

Quand les masques tombent le doute n’est plus permis (par Jean-Jacques Fifre)

26 Octobre 2015, 09:40am

Publié par Thomas Joly

Quand, durant des mois, il nous répéta que l’inversion de la courbe, celle du chômage et peut-être aussi celle du déclin de la France, étaient pour bientôt, on put croire, un temps, que ce président, surpris lui-même par son élection, était frappé du syndrome de la méthode Coué. Pour avoir traversé les embûches des primaires socialistes puis de l’élection présidentielle elle-même, reconnaissons qu’il lui a fallu une sacré dose d’optimisme forcené. Cette auto-hypnose, qu’il s’était imposée, fonctionna au-delà de sa propre suggestion puisqu’elle trouva l’adhésion de 51 % des Français votants. Seulement voilà son état de grâce ne dura que le temps d’une rose, fut-elle celle de son parti.

Dès l’aurore de ce quinquennat, chaque espoir fut déçu avant même que d’être entièrement conçu, chaque annonce fut aussitôt démentie par les faits, chaque prévision contredite. On se disait que, pour y croire, encore il devait savoir que les succès viendraient. Son obstination paraissait si ancrée que certains purent se laisser convaincre du moins de sa sincérité puérile sinon du bien fondé de sa démarche volontaire.

Mais il arrive un temps où le crédit a fondu, un temps où les bonnes volontés se sont lassées, un temps où les observateurs bienveillants sont devenus légitimement des contempteurs impatients. Dans ces situations, face à l’échec patent cause de l’hostilité résolue et autorisée, les hommes d’État savent tirer les conséquences, c’est là leur ultime grandeur. Point ici et point aujourd’hui.

Qu’un représentant des corps intermédiaires refuse de lui serrer la main, qu’un public de sans-dents, pourtant hier entièrement acquis, le chahute sans ménagement, que les sondages, les uns après les autres, lui montrent l’état de son impopularité, il demeure toujours imperturbablement d’une apparence confiante. Il ironise, il interprète, il dément mais ne cède ni à l’inquiétude, ni à l’irritation, encore moins au renoncement. Au contraire, il prétend mener au bout ce qu’il nomme ses réformes et il y a de quoi frémir d’épouvante lorsque l’on sait celles entamées à l’éducation nationale ou à la justice en y joignant sa politique immigrationniste aveugle et dangereuse.

Ainsi le masque tombe et le naïf sincère se montre tel qu’il est en réalité, bonimenteur cynique et peu soucieux, au-delà du rejet par l’opinion, des enjeux qui impliquent la Nation.

Source : http://www.bvoltaire.fr

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