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Le blog politique de Thomas JOLY

Non, la situation des boat people n’est pas comparable à celle des migrants actuels (par Bruno Riondel)

23 Septembre 2015, 05:03am

Publié par Thomas Joly

Un reportage diffusé sur Soir 3 fit le parallèle abusif entre les migrants actuels et les boat people des années 70, Vietnamiens et Cambodgiens, qui étaient, vingt ans plus tôt, des Français d’Outre-mer.

Réfugiés en France, les boat people ne véhiculaient pas l’idéologie communiste qui avait fait leur malheur, laquelle avait d’ailleurs été répandue chez eux par des intellectuels français. L’action menée par ces derniers en faveur des victimes, avec l’opération « Un bateau pour le Vietnam », conduite par Sartre, compagnon de route des communistes, bourreaux des Indochinois, et le maoïste André Glucksmann qui contribua au conditionnement de certains étudiants cambodgiens du Quartier latin, futurs chefs Khmers rouges, n’efface pas leurs responsabilités.

La discrète culture bouddhiste a permis l’intégration des 120.000 personnes sauvées, lesquelles ne scandaient pas « Bouddha Akbar », à la différence des « migrants » actuels, hurlant, en Hongrie et ailleurs, « Allahou Akbar », mimant des gestes d’égorgement en arrière-plan des vidéos et participant même à une intifada allemande.

Point de commissaires politiques maoïstes infiltrés parmi les boat people, alors que Daech se targue du passage de 4.000 djihadistes. Le Syrien, victime du croche-pied d’une journaliste hongroise, médiatiquement accueilli en Espagne par les dirigeants du Real Madrid qui le dotèrent d’un trois-pièces meublé et d’un emploi d’entraîneur, se révèle être un ancien membre du Front Al-Nosra, un groupe armé salafiste…

Déjà 500.000 « migrants » sont arrivés depuis janvier et des millions d’autres vont suivre. Contrairement aux boat people, peu sont en famille : 75 % sont des hommes jeunes et seuls et beaucoup, dotés de faux papiers syriens, ne fuient pas la guerre. Les familles des syriens musulmans, restées au pays, ne sont d’ailleurs pas aussi menacées que les minorités chrétiennes, elles, authentiques victimes.

Les images montrant les mines défaites des boat peoples affamés tranchent avec celles de ces drôles de « réfugiés », enfants capricieux rejetant la nourriture non halal, disposant de téléphones portables, s’opposant aux Grecs à Lesbos et à Cos, ainsi qu’à la police hongroise, et forçant la frontière croate. Curieuses victimes refusant de montrer leurs papiers et de donner leurs empreintes, capables de débourser de 3.000 à 9.000 dollars pour un passage.

On sait, aujourd’hui, que la famille du petit garçon mort sur une plage vivait en Turquie et ne fuyait rien et que le père, probablement passeur, est retourné inhumer sa famille en Syrie. Les boat People sauvés à la fin des années 70 auraient-ils pu faire demi-tour pour accomplir un dernier devoir au Vietnam ou au Cambodge ? Non, bien sûr ! Pas plus que les juifs fuyant l’Allemagne nazie ou les Espagnols échappant au franquisme ne l’auraient pu.

La situation actuelle, plus subversion de l’Europe par instrumentalisation des migrations que drame humain majeur, est donc bien différente de celle vécue par les boat people.

Source : http://www.bvoltaire.fr

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