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Le blog politique de Thomas JOLY

L'Allemagne est morte mais les Allemands ne le savent pas ! (par Jean-Claude Rolinat)

14 Septembre 2015, 09:31am

Publié par Thomas Joly

L’Allemagne « allemande » se meurt. Le renouvellement des générations n’est plus assuré. A l’Est de nos frontières, grossit une Germanie qui sera de plus en plus étrangère à Kepler, Dürer, Schiller, Goethe ou Beethoven. La dénatalité liée à l’immigration/invasion, n’annonce-t-elle pas pour ce pays un crépuscule « Wagnérien » ?

Les poilus de 14/18 qui n’avaient pour tout horizon que le bleu de leur capote ou la boue de leurs tranchées, tout comme les héroïques Cadets de Saumur en juin 1940, auraient sans doute été ravis de la nouvelle : « L’Allemagne se meure, l’Allemagne va mourir » ! Mais nous, qui sommes le premier partenaire de ce grand pays, n’avons aujourd’hui aucune raison de nous réjouir, car la porosité des frontières n’est plus à démontrer !

En 2013, le taux de fécondité était  de 1,41. Avec 714 966 naissances en 2014 pour 868 373 décès, il est inférieur à 1,4. Et l’on sait que pour assurer le simple remplacement des générations, il faut un chiffre supérieur à 2. Pour maquiller ce désastre, on met en scène la grande escroquerie des migrants, ces braves réfugiés qui résoudraient à eux seuls, d’un coup de baguette magique, ce déficit démographique et peupleraient les usines en manque de main d’œuvre ! Mais à quels prix….

Déjà en 1976, la seule Allemagne de l’Ouest prenait conscience de son grave problème de peuplement. Les prestations familiales s’étaient dégradées de 40% depuis 1956. La seule RFA avait enregistré en 1972 pour 51,5 millions d’habitants 870 000 naissances, ce chiffre fléchissant ensuite était ramené à 855.000 en 1973,  et  à 800.000 en 1974. Pour 1975, on tombait en dessous de cette barre avec 765.000 bébés pour 52,5 millions d’habitants, soit un taux de natalité de 12 pour 1000 et une moyenne de 1,9 enfant par femme en âge de procréer. Dans le même temps, « l’autre » Allemagne, celle de l’Est, la  République dite Démocratique la RDA (DDR), connaissait un boum des naissances grâce à une politique sociale résolument nataliste. Paradoxe et non des moindres, le terrible « rideau de fer », en empêchant les citoyens de RDA de fuir massivement la zone d’occupation soviétique, a sauvé ce grand morceau oriental de la Germanie d’un déferlement Slave, la nature ayant horreur du vide.   On a pu le constater en Estonie et en Lettonie, avec les très grosses minorités russes installées du temps de l’URSS. (Et qui posent problème de nos jours aux autorités de Tallin comme de Riga).

Aujourd’hui, la tendance est encore plus suicidaire. La réunification n’aura été qu’une courte embellie avec, par exemple, l’arrivée de 500.000 néo-Allemands  autorisés à émigrer, venant principalement  de Roumanie, de Pologne et de Hongrie où ils constituaient des ilots minoritaires de vieille souche allemande. Qu’en est-il maintenant ?

Pour 80 millions d’habitants dont – statistiques officielles ! – 8,2 millions d’étrangers, l’indice synthétique de fécondité n’est plus que de 1,3 enfant par femme, pardon pour ces termes « barbares », bien loin comme nous l’avons vu du simple seuil de renouvellement. L’Allemagne vieillit et se dépeuple : sans redressement démographique, avec 8 naissances pour 1000 habitants, ce pays perdra 5 millions de personnes dans les 10 ans à venir et 10 millions dans les 20 prochaines années. Au rythme actuel des naissances SEULEMENT allemandes, il n’y aurait plus autour des années charnières du XXIème siècle 2050/2060, que 36 millions d’Allemands DE SOUCHE ! Les petites têtes blondes vont se raréfier pour faire progressivement place à une post-Allemagne Turco-Balkanique avec tous les problèmes, comme chez nous, découlant d’une cohabitation des langues , des cultes et des  cultures différentes, voire opposées. 

D’ailleurs DESTATIS, l’office officiel des statistiques le reconnaissait, si, malgré le déficit des naissances par rapport au nombre des décès en 2012, la population totale a légèrement augmenté avec une hausse de 0,2 %, c’est grâce «  à une forte croissance de l’immigration ».
A noter que les landers  de l’ex-Allemagne de l’Est qui produisaient plus de berceaux que de cercueils, sont aujourd’hui  dans une situation inverse, disons-le tout net, CATASTROPHIQUE ! Des villes entières se dépeuplent, certains villages sont devenus des cités-fantômes

Madame Angela Merkel a beau s’inquiéter, bien tardivement,  de l’hiver démographique qui s’abat sur son pays et dénoncer, du bout des lèvres, le multiculturalisme, en ouvrant inconsidérément ses frontières pour faire plaisir à un patronat soutien traditionnel de son parti, la CDU, elle commet un grave attentat contre l’histoire européenne. La pyramide des âges va irréversiblement s’inverser et la proportion de personnes âgées de plus de 65 ans va passer de 20 % en 2015 à 34 % en 2050 si rien ne vient modifier la donne. Pourquoi pas une VRAIE politique d’aide aux familles allemandes ?  L’apport de l’immigration ? Oui, il est de nature à modifier les projections mais si, pour copier le slogan d’une célèbre marque de  boisson gazeuse, « L’Allemagne  a la couleur de l’Allemagne, le gout de l’Allemagne, ce ne sera plus l’Allemagne ! ».

C’est sur ces chiffres que s’appuie la Bundesbank pour revendiquer que la RFA a besoin chaque années de 200 000 immigrés pour compenser le déclin de la population et …peupler ses usines ! Car ce sont les mêmes qui disent que l’économie est freinée par la chute démographique : moins de producteurs, moins de consommateurs, moins d’exportations et moins de….bénéfices ! Sans compter, par exemple, que 165.000 jeunes cerveaux se sont expatriés en 2007, soit 50 % de plus Qu’en 2001. (Sources Polémia).

La pluie de « sauterelles » venues du monde migratoire – 800.000 personnes annoncées pour 2015 - est de nature à bouleverser durablement le paysage. Si les images de ces Allemands très accueillants dans les gares passent en boucle sur nos chaines télévisées c’est, bien entendu, pour culpabiliser les « méchants » Français, ces « sans-cœur »  qui semblent moins généreux que leurs voisins. Mais qu’en sera-t-il réellement dans un an, dans deux ans, quand les citoyens allemands seront revenus de leur affligeante naïveté ? Auront-ils redressé leur courbe de la natalité « autochtone » et éviteront-ils « le Grand Remplacement » dont, nous aussi, sommes menacés ?

Rien n’est moins sûr et cette situation chez notre principal voisin ne saurait être de nature à nous rassurer. Il faut être réaliste et voir la vérité en face. Si, dans l’histoire compliquée de ces deux pays issus de l’Empire de Charlemagne des phases sanglantes ont alterné avec des phases plus pacifiques, nous entrons dans une période troublée : à quoi va ressembler l’Europe que nous allons léguer à nos petits-enfants ? A un vaste melting-pot, ce qu’à Dieu ne plaise,  où une mère n’y retrouverait  plus  ses petits ?

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