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Le blog politique de Thomas JOLY

Meurtres en direct en Virginie : une fable pour aujourd’hui (par François Falcon)

28 Août 2015, 05:41am

Publié par Thomas Joly

Certains faits divers sont uniquement anecdotiques ; d’autres témoignent des tensions qui travaillent les sociétés humaines ; d’autres, enfin, ont valeur de fables au sens où l’entendait Jean de La Fontaine, c’est-à-dire qu’ils sont porteurs d’une leçon de morale. C’est le cas de l’assassinat en direct des deux journalistes américains Alison Parker et James Ward par un ex-collègue mercredi 26 août à Moneta en Virginie. Résumons cette fable.

Il était une fois un monde médiatique américain, relayé par tous les médias occidentaux qui, pendant des décennies, a encouragé toutes les minorités possibles et imaginables – minorités ethniques, minorités culturelles, minorités cultuelles ou encore minorités de goût sexuel – à cultiver leur sentiment victimaire, à pousser toujours plus loin leurs revendications et à traduire de plus en plus agressivement leur mépris de la majorité.

Il était une fois un monde médiatique américain, relayé complaisamment par ses homologues français qui, depuis des années, couvrent avec délectation chaque affaire dans laquelle un délinquant noir a été tué par un policier blanc, encourageant de facto les émeutes raciales qui s’ensuivent, y compris lorsqu’elles entraînent des crimes. Il était une fois un monde médiatique occidental qui, depuis un an, c’est-à-dire depuis la mort du jeune Afro-Américain Michael Brown dans la ville de Ferguson au Missouri, lance d’une certaine façon des appels subliminaux à la haine raciale antiblanche.

Aujourd’hui, ce monde médiatique occidental pleure – avec les larmes et l’âme de crocodile qui le caractérisent – la mort de deux confrères assassinés en direct par un ancien collègue noir et homosexuel qui a filmé et longuement justifié son exploit avant de se suicider : dans un fax de pas moins de 23 pages, notre héros moderne explique qu’il a souffert de discrimination raciale et sexuelle lorsqu’il travaillait au sein de la chaîne locale de Virginie avec ses victimes. Vester Lee Flanagan se dit même convaincu que son licenciement s’explique par cette discrimination. Pour son ex-employeur, le problème était seulement qu’il était très difficile de travailler avec un tel paranoïaque.

La morale de cette fable (chacun l’aura compris), c’est que ceux qui encouragent indirectement les déséquilibrés aux complexes victimaires finissent par se mettre eux-mêmes en danger. L’attentat de Charlie Hebdo avait déjà délivré une telle leçon aux médias officiels faussement rebelles, mais il semble qu’elle n’ait pas été retenue. Le sera-t-elle cette fois ? Pour l’heure, les journalistes se contentent d’une énième campagne contre la vente des armes à feu aux vtats-Unis. Aucun d’entre eux ne s’avise de savoir qui ou ce qui a armé psychologiquement le tueur.

Source : http://www.bvoltaire.fr

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