Overblog
Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
Le blog politique de Thomas JOLY

Nagui et Richard Berry, ou les ratés du vivre ensemble (par Stephan A. Brunel)

21 Avril 2015, 05:10am

Publié par Thomas Joly

Entre messieurs Nagui Fam et Richard Élie Bengigui, dit Berry, ce n’est ni Yom Kippour ni le grand amour. Ils nous jouent plutôt la haine héréditaire, entre Isaac et Ismaël.

Qu’apprend-on dans la presse « pipole » ? Que pour Nagui, Berry est « un type méprisant, humiliant, irrespectueux, mal élevé », Berry répondant que Nagui se sert de lui « pour faire son buzz étant donné qu’il n’a pas de carrière ».

Il faut dire que c’est du lourd, des deux côtés. Nagui le chéri de la télé, le sourire en banane à chaque émission qu’il anime, un gros cachet à l’appui pour en faire oublier l’inanité. Berry, la gogauche humanitaire, une filmographie à l’avenant, d’Élie Chouraqui à Alexandre Arcady, avec Balasko, l’égérie des sans-papiers comme belle-sœur.

Les socialistes et l’officine Terra Nova ont inventé le mythe du vivre ensemble pour nous obliger à aimer notre prochain, nous donnant comme modèle l’entente supposée entre juifs et musulmans dans les pays arabes, avant la colonisation européenne.

Si une coexistence pacifique fut jadis possible, rien n’interdisait de la reproduire dans nos banlieues difficiles si, entre les deux frères, le Francais xénophobe (et chrétien), que l’on n’appelait encore pas de souche, s’y voyait contraint. Tel a été le postulat d’une intelligentsia de gauche célébrant un âge d’or judéo-arabe tolérant et aux mœurs faciles, rejointe par une droite « Algérie française » enkystée dans son rêve nostalgique de désert (Chirac, Giscard).

Le mythe a été élaboré dès la marche des beurs, récupérée par Désir et Dray pour en faire SOS Racisme, avec son célèbre sigle, fait de la main de Fatima et du jaune de l’étoile juive, « une captation par les feujs de l’antiracisme » (Zemmour) dénoncée par le père Delorme.

Le film L’Union sacrée (1989) d’Arcady, avec Benguigui et Benguigui, musique de Jean-Jacques Goldman, a illustré d’une autre manière cette captation d’héritage.

La banlieue et ses habitants se parent de romantisme rebelle pour une gauche orpheline d’utopie révolutionnaire. L’Institut du monde arabe est érigé en bord de Seine, comme un défi aux tours de Notre-Dame.

La politique de la ville et sa discrimination positive, contraire aux principes d’égalité et d’assimilation républicaine, la politique du logement et sa mixité ethnico-religieuse, imposée aux petits Blancs, explorèrent toutes les possibilités du vivre ensemble, en vain.

L’année dernière à Sarcelles, dont DSK fut député-maire et sur laquelle Michel Wieviorka, le grand expert de la France raciste, posa son regard de sociologue, on a vu ce qu’il en était quand les émeutiers pro-palestiniens incendièrent des magasins aux cris de « Mort aux juifs ». Rappelons que l’essentiel des crimes antisémites en France depuis 1945 ont été commis par des Arabo-Musulmans.

La revue Le Débat, dans son numéro de novembre-décembre 2014, sous la plume de Georges Bensoussan, a déboulonné le mythe du vivre ensemble. Au Maghreb ou au Moyen-Orient, la puissance coloniale retirée, les quartiers juifs se sont vidés de leurs habitants. Le touriste se rendant à Essaouira, au Maroc, constatera de lui-même que le mellah est en ruines.

Le CRIF, par la voix de Cukierman, remerciant Valls de ses dernières largesses, n’en continue pas moins de nous bassiner avec ce vivre ensemble conçu pour culpabiliser les Francais. Nagui et Richard Berry nous en rappellent bien à propos la fumisterie.

Source

Commenter cet article