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Le blog politique de Thomas JOLY

Rien ne va plus à l’IUT de Saint-Denis (par Marie Delarue)

13 Février 2015, 06:09am

Publié par Thomas Joly

C’est une affaire qui rebondit, ce qui vaut toujours mieux que d’exploser… mais au point où l’on en est, tout peut arriver !

Voilà tout juste un an, on apprend que Samuel Mayol, directeur de l’IUT de Saint-Denis (université Paris XIII), fait l’objet de « menaces de mort » répétées, ayant reçu à quinze reprises des lettres « dont certaines écrites en langue arabe ». Des lettres précises et ciblées : « Tu vas mourir, toi et tes enfants. […] J’appelle tous les musulmans à te punir. Tu dois payer. » Puis les mesures d’intimidation se sont concrétisées : pneus crevés, et enfin tabassage en règle alors qu’il rentrait à son domicile parisien le 2 mai dernier.

C’est que Samuel Mayol, ayant mis au jour une magouille d’emplois fictifs, s’était en plus mis à dos une pseudo-association culturelle qui s’est en fait révélée être cultuelle. Ses adhérents refusaient de partager leur espace avec d’autres – et pour cause – puisque le local syndical était en réalité une salle de prière. Au passage, le directeur a vidé le placard aux tapis (de prière) et interdit la vente de sandwichs halal dans le hall de l’établissement.

Suite à ces fâcheux événements, une enquête a été diligentée par l’Inspection générale de l’administration de l’éducation nationale. Résultat : un rapport de 26 pages dont Le Figaro s’est procuré les bonnes feuilles. Pas triste ! Où l’on comprend que les mesurettes des Vallaud-Belkacem et autres Valls annoncées à grand renfort de trompettes ne seront rien d’autre qu’un pipi de chat dans l’océan…

Le meneur – car c’en est un – s’appelle Rachid Zouhhad. Il était directeur du département des « Techniques de commercialisation ». D’où, sans doute, son talent pour les petites et grandes magouilles. Il avait, en effet, transformé son secteur en une officine à sa botte : un « comportement clanique », disent les enquêteurs. Et confessionnel… Ainsi, « un an après la prise de fonction de M. Zouhhad […], plus aucune femme n’exerçait de fonction de directeur des études […] Elles avaient toutes été remplacées par des hommes, appartenant par ailleurs à la même organisation syndicale que M. Zouhhad (Supautonome, NDLR) et dont certains travaillaient déjà avec lui depuis dix ans. » Ajoutons à cela un règlement à sa façon, des pressions sur les collègues et des malversations à proportion : « 23 vacataires, dont certains n’avaient ni les titres, ni les compétences pour assurer des enseignements à ce niveau », des « enseignants permanents en sous-service », des « heures prévues en “trop” » ou encore « non faites et non rattrapées ». Soit, au total, un coût évalué à 196.000 euros, établit le rapport.

On nous parle – enfin ! – depuis un mois de ces établissements scolaires, collèges et lycées où le « vivre ensemble » et les « valeurs de la République » sont bafouées. Ce faisant, on se tait sur l’université. Sauf que le malaise y est parfois pire encore. En 68, les flics n’osaient pas pénétrer sur les campus de Nanterre et de Vincennes. Ils n’osent pas s’y aventurer davantage aujourd’hui, et moins encore à Villetaneuse ou à Saint-Denis. D’aucuns diront que rien n’a changé. C’est faux. Après l’extrême gauchisme des chevelus traînant leur crasse dans les amphis de socio et de psycho, de nouvelles « figures christiques » les ont remplacés : ce sont les enfants de l’immigration issus de la massification scolaire devenus, avec les années, barbus et femmes voilées.

À Saint-Denis, de fait, les lendemains qui déchantent ont eu lieu : la dictature du prolétariat souffrant est bien devenue une réalité. Sauf qu’elle n’est pas tout à fait telle que Cohn-Bendit l’imaginait…

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