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Le blog politique de Thomas JOLY

Du nouveau au pays de Charlie : la liberté absolue n’est pas souhaitable ! (par Caroline Artus)

2 Février 2015, 06:16am

Publié par Thomas Joly

Trois semaines après la manifestation « Je suis Charlie », leplus.nouvelobs a vendu la mèche : nos sociétés devenant multiculturelles et multireligieuses, la liberté d’expression absolue n’est ni souhaitable ni viable. C’est ce que nous révèle un historien des religions, François Boespflug, dans son édito, le 28 janvier.

Une grosse colère nous prend. Pas tant parce que nous avons été trompés – il y a belle lurette que nous le savons – mais parce qu’ils nous le disent, au bout de 40 ans, juste après Charlie, cyniques : eh oui, t’avais raison, duc.n, une société multiculturelle, c’est une société multiconflictuelle.

Quelles conclusions en tirer ? Quelles mesures préconiser ? Stopper l’immigration ? Lancer aux populations, à qui leur religion interdit d’adopter nos us et coutumes, un « La France, tu l’aimes ou tu la quittes » ? D’autres peuples en d’autres temps ont vécu et entendu plus violent…

Evidemment, non. Du « vivre ensemble » – devenu l’enfer -, on passe maintenant au « vivre ensemble en paix » : le pire est donc à venir.

« Autocensure pacifique », « autocensure amicale », « prudence citoyenne », ainsi parle la novlangue. L’immigration n’est pas une chance pour la France, continuons l’immigration. Vous voulez la paix ? Éviter la guerre ? À bas la liberté d’expression.

Alors, nous avions vraiment raison. Et nous fulminons. Parce que nous avions bien remarqué la gradation dans la tromperie. Discours sur les minorités d’abord invisibles, puis visibles ; enfin, minorités tout court pour déboucher sur l’idéologie multiculturelle, aux bienfaits du vivre ensemble.

40 ans plus tard, attentats et prises d’otages deviennent ainsi propices à la réalisation de l’étape suivante : multiculturel va de pair avec multiconflictuel ? Pas de bol, il faudra apprendre à vivre avec, nous a déjà averti Manuel Valls, en parlant de la menace terroriste. Nous devrons mettre de l’eau dans notre vin, suggère François Boespflug. Dans une France où la dégustation du vin est un acte quasi religieux, c’est rude.

Justement, cette autocensure, à l’égard de qui ? Mais des musulmans, pardi ! qui, selon Boespflug, « ne reçoivent comme discours que celui des courants qui ont pris le leadership aujourd’hui, wahhabisme et salafisme ».

Et en haut lieu, ils ne seraient pas au courant ? Les services de renseignement ne les ont pas informés que les mosquées salafistes – et encore, les plus hargneuses – ont plus que doublé en 3 ans, avec un chiffre atteignant 89 en 2014 ?

« Tant que la société française ne comportait qu’une religion dominante, la question de l’autocensure ne se posait pas », seulement… « l’islam est un cas à part ». En somme, sans l’islam, nous vivions mieux, avoue l’historien des religions.

Si un État contraint la majorité de son peuple à se renier pour ne pas offenser une récente minorité belliqueuse en pleine expansion, ne lui ordonne-t-il pas de se soumettre ? Après les trahisons, la soumission ? C’est elle, l’ultime étape ?

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