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Le blog politique de Thomas JOLY

Otages ? Pourquoi négocier avec les terroristes ? (par Nicolas Gauthier)

23 Janvier 2015, 06:43am

Publié par Thomas Joly

Décidément, il ne manquait plus que ça : voilà que le Japon déplore le rapt de deux de ses ressortissants, désormais otages de l’État islamique ou d’une autre officine crapulo-religieuse du genre et de la région. Autrefois, les Nippons étaient moins regardants, ayant perpétré les atrocités de masse qu’on sait, en Chine et en Corée. Passons.

Là, ce sont eux qui sont dans la nasse. Et qui, ficelés depuis 1945 par leur alliance forcée avec les USA, sont tenus de financer « la lutte contre le terrorisme » menée par leur puissant sponsor. La rançon qui leur est demandée est à la hauteur de leur cotisation annuelle à « l’Axe du Bien » ; on parle de plusieurs dizaines de millions de dollars…

Paieront-ils ou ne paieront-ils pas ? L’avenir le dira. En attendant, ils pourraient aussi s’inspirer de l’exemple anglais ou russe. Car eux ont, de tout temps, refusé de passer à la caisse. Les premiers otages anglais ont été exécutés par leurs ravisseurs islamistes sans que Sa Très Gracieuse Majesté ne leur fasse l’obole d’une simple livre. Résultat ? Plus le moindre Anglais pris en otage. C’est radical et un peu brutal ; bref, c’est anglais.

La méthode russe était tout aussi efficace et encore plus économique. Dans les années 80, certaines factions libanaises s’étaient risquées à enlever des citoyens russes à Beyrouth. Le Kremlin n’avait alors pas fait dans le détail. Deux jours après, chaque mouvement du cru (sunnite, chiite, druze ou chrétien) perdait l’un de ses dirigeants de premier plan, retrouvés devant leurs états-majors respectifs, mais avec dépouilles réparties en plusieurs valises. Plus personne n’osa ensuite s’en prendre aux intérêts russes.

La riposte était certes un brin sauvage, mais bigrement efficace. Quoi qu’on puisse en penser, la guerre en dentelles n’est que vue de l’esprit. Les Japonais ne l’ignoraient pas. Ils seraient bien avisés de se le rappeler. Quant à nous ? Un capitaine de pédalo à la tête d’une invincible armada… Nous voilà bien barrés.

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