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Le blog politique de Thomas JOLY

Les mystères de « Je suis Charlie » (par Nicolas Bonnal)

26 Janvier 2015, 06:24am

Publié par Thomas Joly

On commente toujours mais on n’explique plus : à la remise des Globes d’or, les stars US arboraient toutes ou presque le blason « Je suis Charlie », George Clooney en tête.

Il faut savoir que Clooney n’est pas qu’un clampin sympa et un mauvais acteur de films politiciens. Il est surtout un agent américain qui organise, ici ou là, au Soudan par exemple, des soulèvements, des partitions, un agent qui est là pour sensibiliser la docile opinion publique mondiale et préparer des coups dont les tireurs de ficelles ont le secret. Clooney est un agent du CFR, ce Council of Foreign Relations qui diligente, depuis le président Wilson et le Colonel House, tous les événements de cette mondialisation bénéfique.

Théorie de la conspiration ? Mais vous y croyez bien, vous, à la conspiration russe ou homophobe ou néo-nazie ! Votre système parano en vit même, comme celui d’Orwell, qui fait d’ailleurs sauter des roquettes sur ses cités (1984, ch. XIII).

Comme on accusa l’Afghanistan pour le 11 septembre, on accuse aujourd’hui un petit pays fauché, le dénommé Yémen. Les Yéménites peuvent se préparer à un bel hiver sous un tapis violent de bombes. Je me rappelle un film américain, Les Règles de l’engagement, qui justifiait justement le mitraillage des femmes et des enfants dans ce même Yémen. Ce film sinistre fut réalisé en 2000 par William Friedkin, réalisateur aussi de L’Exorciste qui commençait par l’extraction d’une sculpture démoniaque en Irak. Scénario de William Peter Blatty, « agent de la CIA ».

Mais expliquons ce que veut dire « Je suis Charlie » dans notre novlangue anglaise :

– Charlie, c’est le Việt Cộng, c’est l’ennemi communiste, c’est le diable rouge. « Je » suis donc le communisme ? « Je » suis donc le diable ?

– Charlie, c’est le sein, le nibard. Ah, l’éros… Rappelez-vous les Femen et les Pussy Riot, elles ont pavé la route – par leur rage pornographique et antichrétienne – de 5.000 morts et deux pays en faillite. Elles aussi défendent la liberté d’excrétion. Elles furent épaulées financièrement et médiatiquement par Soros ou Merkel.

– Enfin, Charlien c’est la cocaïne. On fait un dessein ?

Charlie – comme Mai 68 – relevait de la contre-culture US et des officines antigaullistes : voir le bal tragique – et son choc en retour ! Si « Je suis Charlie » veut dire bien des choses, il veut dire aussi des choses qui se contredisent et sèment ce qu’on appelle la dissociation. On est pour l’immigration, on est pour la liberté, mais on adore les wahhabites, mais on adore la violence US, et surtout on déifie le flicage. On est pour sa liberté d’excrétion mais on est prêt à censurer toutes les autres. Ce n’est pas un hasard si le rédacteur de Charlie passa du plan libéral-libertaire à la grosse matrice fasciste et néo-conne – la si bien nommée.

Enfin « Je suis Charlie » veut dire surtout ceci : vous allez continuer à vous faire mitrailler sans comprendre, pour que nous puissions continuer à en bombarder d’autres tout en prêchant notre morale humanitaire.

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