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Le blog politique de Thomas JOLY

Régime sec : le PS se prépare à une année de vaches maigres ! (par Joris Karl)

15 Décembre 2014, 08:23am

Publié par Thomas Joly

Pour le PS, si 2014 a été calamiteux, 2015 sera sans doute une « annus horribilis ». Signe qui ne trompe pas : le parti au pouvoir se prépare déjà à une forte baisse des effectifs.

La rue de Solférino – 140 permanents – va devoir se mettre rapidos au régime Dukan. Le Parisien raconte que « 27 des plus anciens pourraient se voir proposer un départ volontaire négocié » (sic). Le PS ressemble de plus en plus à Libération, ancien mammouth devenu éléphanteau maigrichon. Alors Cambadélis propose déjà de limiter les frais en voyant plus modeste pour les événements, en freinant les dépenses de com’, etc. Mais cela suffira-t-il ?

Après le très rude reflux des municipales, dont les nombreux fiefs étaient le socle du mouvement, après la punition des européennes se profilent deux nouvelles vagues meurtrières pour ce qui demeure encore un syndicat d’élus : les départementales et les régionales, promesses d’échecs retentissants, comme le prouve chaque partielle depuis deux ans, où les seconds tours se résument de plus en plus à des duels UMP contre FN.

La chute finale, genre Berlin 1945 dans le bunker, sonnera lors des élections législatives prévues en 2017, mais dont on ne mettrait pas une main à couper qu’elles n’aient pas lieu avant. C’est en effet l’élection vitale qui permet aux partis de recevoir l’aide publique en fonction de leur poids à la chambre. Valls et Hollande vivent en ce moment des querelles byzantines pour savoir s’il faut changer le mode de scrutin en réinstaurant la proportionnelle, intégrale ou pas, qui limiterait mathématiquement, de facto, la défaite du PS. En cas de maintien du scrutin majoritaire à deux tours, le désastre est obligatoire : on parle d’une cinquantaine de sièges à peine pour les socialistes…

Le choix est cornélien pour l’exécutif : assumer l’apocalypse et la quasi-mort du parti ou limiter les dégâts mais faire entrer plus de 100 députés FN… La perte, irrémédiable à terme, des « alliés » écolos et Front de gauche va finir par faire mal également. Plus personne ne veut suivre le PS dans la tombe qu’il s’est creusée lui-même en abandonnant successivement ses bases électorales, classes populaires et corps enseignant notamment. Pire : son obsession pour le mariage gay et l’éducation au genre à l’école lui ferme la porte d’une grande partie de l’électorat musulman…

Autre signe préoccupant, mais conséquence logique : l’effondrement des adhésions. « Selon nos prévisions, les cotisations des adhérents devaient nous apporter 2,4 millions d’euros en 2014. Mais à mi-parcours, en juillet, seulement 530.000 € étaient rentrés dans nos caisses au lieu du 1,3 million attendu », annonce Jean-François Debat, le trésorier du PS, au Parisien. Les déçus du hollandisme, les jeunes de moins en moins le cœur à gauche, la vie s’annonce difficile au milieu des roses fanées.

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