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Le blog politique de Thomas JOLY

Comment braver la loi française avec la bénédiction de Manuel Valls… (par Gabrielle Cluzel)

11 Décembre 2014, 09:04am

Publié par Thomas Joly

Manuel Valls, vous savez, c’est l’homme fort du gouvernement. La main de fer dans un gant de velours, le chef à poigne sur lequel on peut compter. Autant vous dire que nous sommes bien barrés.

Retour sur la scène surréaliste qui s’est jouée à l’Assemblée mardi après-midi, lors de la séance des questions au gouvernement. Valérie Pécresse prend le micro. Le lendemain, elle sait que Rachid Nekkaz, l’homme qui revient spécialement d’Algérie pour payer les amendes des femmes en niqab, viendra la narguer dans sa propre circonscription, en venant payer à la trésorerie de Versailles – il l’a annoncé – l’amende d’une habitante.

Le 27 novembre dernier, Valérie Pécresse a en effet déposé une proposition de loi visant à mettre un terme aux provocations de cet ancien candidat à la primaire du PS (adhérent au parti depuis fin 2009) et à la présidentielle algérienne : l’amende versaillaise sera la 878e que ce supposé millionnaire règle, non pas en cachette mais en s’en vantant, sans compter les 123 amendes similaires prises en charge en Belgique. Comme il le claironne, Rachid Nekkaz entend neutraliser « la loi sur le terrain ».

Soutenue par une trentaine d’autres parlementaires, Valérie Pécresse demande donc, « pour mettre fin à ces agissements », la création d’un « délit d’entrave à la loi » puni de 3 ans d’emprisonnement et de 100.000 euros d’amende.

C’est sur ce sujet, en particulier, que Valérie Pécresse interpelle, ce mardi, le Premier ministre : « Vous qui avez voté la loi de 2010 [anti-burka], pouvez-vous accepter de telles provocations ? Pouvez-vous accepter que des personnes mettent impunément tout en œuvre pour vider la loi de la République de son contenu ? »

Et – stupeur ! – Manuel Valls de tonner de sa grosse voix d’homme fort qu’il ne veut pas « tomber dans ce piège », d’écarter comme une mouche importune ce qu’il appelle « des débats caricaturaux » qui « divisent », « pas bons pour la démocratie et la laïcité »

Rachid Nekkaz peut donc continuer à faire le beau, braver la République, encourager les femmes à violer la loi française avec la bénédiction du Premier ministre. Ceux qui se mettent en travers de son chemin nuisant, selon Manuel Valls, à la « laïcité », on imagine donc, a contrario, que Rachid Nekkaz, lui, travaille pour elle ?

Prenons donc au hasard d’autres infractions à la loi punies peu ou prou de façon similaire, d’autres contraventions : l’outrage au drapeau, par exemple. Si des individus, en nombre, s’avisaient de se torcher le postérieur avec le drapeau tricolore, et qu’un milliardaire se targuait de les encourager en payant leur amende au vu et au su de tous, Manuel Valls laisserait donc faire bras croisés ?

Mieux : l’injure privée à caractère raciste ou visant une personne à raison de sa religion, de son sexe ou de son orientation sexuelle (contravention de 4e classe, 750 euros d’amende). Si un individu richissime sulfureux décidait « de neutraliser la loi sur le terrain », proclamant urbi et orbi qu’il offre, grand seigneur, les contraventions à tous les racistes, sexistes, homophobes, antisémites, islamophobes du pays, Manuel Valls écarterait donc cela, aussi, du revers de la main, pour ne pas tomber dans un « débat caricatural » ?

Il est un fait que depuis de longs mois, on descend chaque jour une marche de plus dans le grand n’importe quoi, la cacophonie générale, l’incohérence promue principe de gouvernement. Mais, mardi, c’est un étage complet que l’on a dévalé.

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Marise fille d'un combattant pour l'Algérie Française 11/12/2014 09:54

Tout est braver depuis longtemps ,on détourne la loi et le tour est jouer ..