Overblog
Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
Le blog politique de Thomas JOLY

Avis de tempête sur la gendarmerie ? (par Philippe Dulong)

8 Décembre 2014, 08:06am

Publié par Thomas Joly

La gauche au pouvoir a-t-elle un problème avec les gendarmes ? Il est permis de se poser la question.

En décembre 2001, le gouvernement Jospin avait réussi à provoquer une fronde mémorable au sein de la gendarmerie et à jeter dans la rue des centaines de gendarmes en uniforme, révoltés par le mépris que le ministre de la Défense de l’époque, Alain Richard, avait manifesté à leur égard. Le gouvernement de François Hollande semble en passe de rééditer cet exploit.

Laminée par une diminution massive des effectifs sous la présidence Sarkozy, usée par quatre années successives de baisse drastique des budgets de fonctionnement, la gendarmerie est à bout… Et les gendarmes n’en peuvent plus de devoir mendier du carburant auprès des mairies pour pouvoir patrouiller, de devoir traquer les voyous avec des véhicules hors d’âge et de devoir subir des agressions toujours plus violentes et toujours moins sanctionnées par une justice démissionnaire, appliquant religieusement la politique pénale complaisante du garde des Sceaux Christiane Taubira.

Le seul espoir des gendarmes, dans cette déroute, c’est leur chef, le général Denis Favier, qui a pris les commandes de la gendarmerie il y a un peu plus de dix-huit mois et lancé un énorme chantier de rénovation de l’institution qui recueille l’approbation enthousiaste de ses membres. Denis Favier, pour les gendarmes, pourtant volontiers critiques, c’est une figure incontestable et incontestée, depuis ce soir de décembre 1994 où, sur l’aéroport de Marignane, il est monté à l’assaut, à la tête du GIGN, pour libérer les 200 passagers d’un Airbus, pris en otage par des pirates de l’air islamistes.

Et au cours des dernières semaines, il s’est encore une fois montré à la hauteur des attentes de ses hommes. Après la mort, à Sivens, du jeune militant écologiste radical Rémi Fraisse, alors que les médias se déchaînaient contre la gendarmerie et que le gouvernement – et notamment le ministre de l’intérieur Bernard Cazeneuve – se contentait de déclarations ambiguës et fuyantes, il n’a pas hésité à faire face aux journalistes pour prendre la défense de ses hommes et rappeler avec calme et fermeté les responsabilités de chacun.

Alors quand, au travers d’articles publiés dans la presse nationale, les gendarmes apprennent que leur directeur a déplu au gouvernement, et tout spécialement à son ministre Bernard Cazeneuve, ou lorsqu’ils découvrent par un article du site Internet Polémia, manifestement bien informé, que ses semaines à la tête de la gendarmerie sont peut-être comptées, c’est la révolte.

Messages de soutien au général Favier par centaines sur les réseaux sociaux, appels à la mobilisation et à la défense du directeur, diffusion de logos « On ne touche pas à notre patron », contacts auprès des élus locaux… La gendarmerie s’est hérissée !

Le gouvernement est prévenu : s’il veut évincer le général Favier, la réaction sera violente. Et par les temps qui courent, une étincelle peut mettre le feu à la plaine…

Prenez garde à la colère des gendarmes !

Source

Commenter cet article

hasbrouck 12/03/2015 12:37

les gendarmes étaient descendus dans la rue en uniforme, ET, pour les motards au moins, en armes...