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Le blog politique de Thomas JOLY

Sepp Blatter dérape sur une peau d’Arabe… (par Joris Karl)

15 Novembre 2014, 08:25am

Publié par Thomas Joly

Au rayon dérapage, le cave qui tient la baraque FIFA est en tête de gondole. Une vie jonchée de petits fours, voyez-vous, ça carbure pas à l’eau tiède. Et les insupportables campagnes « Say No To Racism » qui polluent tous les matchs internationaux n’y feront rien. Au peuple, la leçon de morale permanente, aux élites, la libre parole !

Prenez la dernière frasque de l’homoncule fifesque relevée par le journal allemand « Derre Chpigueule » (Der Spiegel). Le crime daterait de la mi-octobre. Parlant de la Coupe du monde 2022 prévue au Qatar, le boss du foot mondial aurait déclaré aux responsables de la fédération norvégienne que « les Arabes sont arrogants. Ils croient pouvoir tout se permettre parce qu’ils ont beaucoup d’argent. » Sepp aurait ajouté que « la Coupe du monde 2022 n’aura pas lieu au Qatar ». Ça nous rappellerait presque le Chirac aviné qui un jour, en fin de repas, fit un speech gluant sur « le bruit et l’odeur du travailleur immigré ».

L’Helvète aurait donc renversé la fondue sur les invités sans crier gare. Bon, rassurons-nous, tout cela n’est sans doute que fantasme populiste : la docte FIFA a démenti dans l’instant, comme il se doit en pareil cas. Il faut dire que la machine à fric surveille Blatter comme le flingue sur la tempe : l’archiduc du ballon rond avait déjà confié que cette Coupe du monde offerte à l’Émirat était « une erreur ». Les footballeuses, de leur côté, n’oublieront jamais qu’il leur avait soumis, il y a une fessée d’années, une délicieuse idée : jouer en short moulant et en tenue sexy « comme au volley-ball » ! La FIFA a préféré autoriser le port du voile islamique… Quant aux homos, le professeur Blatter leur avait conseillé de « s’abstenir sexuellement » durant cette Coupe du monde un peu chaude pour leur sécurité…

Le vernis craque : la FIFA veut nous vendre un univers aseptisé, où tout un monde métissé et abruti se livrerait sans la ramener au culte de dieux drogués et surpayés. Une religion où l’hôtel remplacerait l’autel, les actions dans la surface, les actions de grâce, et où Dieu serait grand comme un poteau de corner. Problème : l’hostie sent la coke à plein nez et les enfants de chœur ont l’allure de call-girls. Cerise sur le bâton d’encens, le pape Blatter schisme dans son froc à longueur de temps, n’assumant ses propos qu’une fois le digestif avalé. À ce rythme, la liturgie bien-pensante ne fera plus rire longtemps les Qataris. Et en général, une secte sans pognon…

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