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Le blog politique de Thomas JOLY

Matchs truqués, corruption : la maison foot menace ruine (par Joris Karl)

20 Novembre 2014, 11:48am

Publié par Thomas Joly

Ce mardi 18 novembre a été un mardi noir pour le Wall Street du ballon rond. Deux bombes ont explosé au-dessus des terrains en même temps, provoquant la chute du Black 40, l’indice de crédibilité de Pape Diouf, moraliste et gardé à vue, désintégrant l’image vaguement ripolinée d’un foot hexagonal gavé de Benzenul et de loustics en Ferrari. Cervelle de moule, vigueur de bulot, les « experts » du jeu à onze ont gerbé dans le confessionnal télé toute la sainte journée. La frousse. La drouille en fusion le long des pantalons. La maison foot est menacée dans ses fondations.

Dire que, drapé dans ses beaux sentiments, il y a encore quelques jours, Pape Diouf appelait les joueurs noirs « à boycotter une journée de championnat » suite aux déclarations de Sagnol. Il n’aura plus le temps de jouer au père la morale ces prochains jours !

Son collègue Vincent Labrune, président de l’OM, a été comme lui interpellé par les flics le jour du match des Bleus à Marseille. L’ambiance était lourde. Sur place, le correspondant d’i>Télé semblait craindre une rafale perdue. Je parle de mistral, bien sûr. Oui, des balles perdues, le trio ball-chevik, la troïka des impurs, Labrune, Diouf (président de Marseille de 2004 à 2009) et Dassier (2009-2011) vont en ramasser à la pelle ! En ces temps de réchauffement climatique, l’hiver sera ardent. J’oubliais : les gaillards ont été gardés à vue dans le cadre de l’enquête sur le transfert d’André-Pierre Gignac, le buteur gitan de l’OM. Oui, je sais, ça fait encore plus glauque. Pour faire simple, la répartition des commissions liées au transfert — en 2010 — se serait faite un peu bizarrement. Mais n’allez pas trop parler de magouilles ou de blanchim… Non j’ai rien dit. C’est sans doute encore un complot parisien contre la cité phocéenne.

Une mauvaise nouvelle arrive rarement seule. 21 ans après l’affaire VA-OM, c’est le tour de Nîmes, et sans doute d’autres clubs de seconde division, d’être embourbés jusqu’à l’écharpe de supporter dans un scandale de matchs arrangés. Déjà que le spectacle proposé par le championnat de France est d’une nullité assommante, si en plus les résultats sont pliés d’avance… En mai 2014, le match Caen-Nîmes s’était terminé sur un nul 1-1 salvateur pour les deux clubs : les Normands montaient en L1, les « Crocos » se maintenaient en L2. Pour assurer le coup, et le match nul, le président nîmois aurait offert… 400 bouteilles de vin à son homologue. De quoi fêter ça !

Sentant le vent du boulet se rapprocher, l’inénarable président de la ligue professionnelle Frédéric Thiriez, coupe de cheveux des années 30 et lunettes de Léon Blum, fit une déclaration sur l’honneur de « tout faire ce qui était en son pouvoir blablabla et de lutter avec toute sa force, etc. » ; Sorte de Copé du foot, notre saint homme n’est bien sûr au courant de rien. Rassurez-vous, Français, il n’y pas que la politique qui sent le poisson pourri…

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