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Le blog politique de Thomas JOLY

Roland Cayrol croit les sondages… qui l’arrangent (par Jean-Jacques Fifre)

10 Octobre 2014, 07:53am

Publié par Thomas Joly

Nos politologues et nos politiciens sont quand même des gens bien singuliers.

L’appréciation qu’ils portent sur les événements qui se déroulent autour d’eux, et donc autour de nous tous, varie considérablement en fonction des objectifs que leur discours tente de crédibiliser. Leur opportunisme grossier est parfois un peu écœurant, toute naïveté mise de côté.

Cet attentisme systématique les mène parfois à dire tout et son contraire sans la moindre émotion ni le moindre souci sur le plan de leur éthique personnelle.

Écoutons Roland Cayrol que l’on voit souvent sur le plateau de l’émission C dans l’air, sur France 5, dont il est un des invités favoris.

Il affirmera un jour qu’il n’est pas tolérable de s’interroger sur la légitimité réelle du président Hollande dont 13 % de la population seulement assurent qu’ils le soutiennent, au motif que les sondages ne valent pas vote républicain. Cela pourrait se défendre.

Mais il affirmera avec le même aplomb, un autre jour, que l’opinion est opposée à la Manif pour tous et donc qu’elle s’accommode parfaitement des bouleversements sociétaux qui lui sont imposés, au prétexte qu’un sondage (dont au passage il ne nous dit rien de précis) démontrerait que seulement 30 % des Français apportent leur soutien.

Il faudrait savoir, Monsieur Cayrol : ces chiffres valent-ils démonstration ? Le sens de la vérité devrait vous amener à des affirmations établies sur des comparaisons plus rationnelles et objectives.

J’observe que la Manif pour tous, si réellement elle n’a pas réuni les 500.000 personnes dont elle se réclame, du moins se situe-t-elle à hauteur d’un chiffre 500 fois supérieur à celui de la réunion des « anti-Manif pour tous », place de la République le même jour.

Cela est symptomatique, si l’on veut bien considérer que, d’ordinaire, les « progressistes » sont plus mobilisables que les « conservateurs ».

Le rapprochement entre les deux cortèges ne serait-il pas de nature à laisser considérer que votre affirmation est fausse ? Ne serait-il pas juste et naturel de considérer, au contraire, que la majorité des Français considèrent que le mariage, la famille, et plus généralement les valeurs qu’ils revendiquent, doivent être protégés, préservés ?

Seule la consultation directe du peuple permettrait d’apporter la réponse que chacun attend sur cette question de société fondamentale.

Ce pouvoir n’ose s’y résoudre, bien sûr.

L’alternance le fera-t-elle ?

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