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Le blog politique de Thomas JOLY

Pas besoin de l’euthanasie, les vieillards meurent suite à des agressions (par J-P Fabre Bernadac)

29 Août 2014, 07:57am

Publié par Thomas Joly

Toutes les civilisations – les plus archaïques comme les plus avancées – ont toujours réservé une place spéciale aux personnes âgées. Souvent, les termes de « sages » et de « sagesse » étaient appliqués à cette catégorie de population. Aujourd’hui, elles ne sont plus que des proies faciles pour les délinquants. Ceux-ci, ne faisant preuve d’aucune humanité pour leurs victimes, les dépouillent sans scrupules.

Les exemples abondent, mais j’en ai retenu deux qui par leur fin tragique donnent une idée de l’état actuel de la délinquance en France.

Maryse, 73 ans, attend l’autobus à deux pas du pavillon où elle vit depuis des années, dans le XVe arrondissement de Marseille. La vieille dame ne fait pas attention à ce scooter qui passe et repasse devant elle. Elle est toute à ses pensées quand le deux-roues accélère et s’approche du trottoir. Arrivé à sa hauteur, le passager tend brutalement la main et accroche son sac. Celle-ci, dans un réflexe de sauvegarde de son cabas, résiste un moment avant de chuter lourdement sur le bitume, la tête la première. Traînée sur plusieurs mètres, elle finit par lâcher prise. Plus personne ne reverra le scooter et les deux individus qui le chevauchaient, disparus dans la nature avec leur butin. Dans le coma, Maryse est évacuée vers l’hôpital Nord, à quelques centaines de mètres du lieu de l’agression. Selon une voisine de la vieille dame, quand on lui conseillait d’éviter de sortir avec son sac à main, la septuagénaire répondait : « Je le tiens fermement. » Hélas, suite à son hémorragie cérébrale, Maryse a perdu la vie. Elle est morte en défendant son pauvre bien : un sac à main. Ses agresseurs, eux, n’ont jamais été identifiés. Un scénario tristement banal à Marseille, où la police dénombre en moyenne une trentaine d’agressions quotidiennes, touchant principalement les personnes âgées.

Tout récemment à Paris, Suzanne, âgée de 91 ans, rejoignait péniblement son domicile dans le XVIIe arrondissement. Connue et estimée dans ce quartier proche de la porte de Saint-Ouen, la vieille dame, malgré le poids des ans, s’obligeait à sortir tous les jours pour faire ses courses. Rue Jean-Leclaire, elle ne voit pas arriver le couple qui, placé en embuscade derrière elle, la bouscule violemment, s’emparant au passage de son sac. La nonagénaire, avec ses faibles forces, résiste sur quelques mètres puis, obligée de lâcher, s’effondre sur le trottoir. Transportée par les pompiers, elle perd connaissance suite à un hématome au cerveau. Hospitalisée dans un établissement parisien, elle reste six jours dans le coma. Mais son état était trop critique, elle est morte mercredi sans avoir repris connaissance. Les deux agresseurs, un homme de 27 ans et une mineure de 15 ans, en fugue, ont été interpellés juste après un deuxième vol à l’arraché commis le lendemain, rue Cardinet, dans le même arrondissement. Cette deuxième agression visait, là encore, une personne âgée, une femme de 80 ans.

Lors de sa garde à vue, le couple a reconnu être l’auteur des deux agressions. Ils ont expliqué aux enquêteurs s’attaquer spécifiquement aux personnes âgées « pour éviter toute résistance ». L’homme et l’adolescente ont été déférés au parquet de Paris et placés en détention provisoire.

Provisoire est bien le mot, car avec la nouvelle loi Taubira sur la contrainte pénale en milieu ouvert, leur détention risque de durer moins longtemps que le coma de la pauvre Suzanne.

Il faut féliciter nos gouvernants qui pourront bientôt, grâce à ces agressions à répétition, faire l’économie du débat sur l’euthanasie et résoudre ainsi une part du déficit de la Sécurité sociale.

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