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Le blog politique de Thomas JOLY

Scandale Sárközy-Bygmalion : le « rouage » Jérôme Lavrilleux en garde à vue

18 Juin 2014, 08:41am

Publié par Thomas Joly

Selon Bastien Millot, le fondateur de Bygmalion qui a depuis quitté la direction du groupe, le directeur de cabinet de Jean-François Copé n’était pas en mesure de réaliser et de couvrir les détournements réalisés au profit de l’UMP. Jérôme Lavrilleux avait, lors d’un entretien télévisé, reconnu la véracité des accusations portées contre l’UMP dans l’affaire des comptes de campagne de Nicolas Sárközy en 2012. Il avait endossé l’entière responsabilité des faits. Il n’était cependant pas responsable selon Bastien Millot.

« Jérôme Lavrilleux n’a pas monté tout cela tout seul, ni n’avait les capacités pour le faire, il n’a été qu’un rouage dans une organisation plus large » a-t-il précisé, confirmant les précédentes déclarations de l’actuel patron de Bygmalion, Guy Alves et de Franck Attal qui dirige la filiale du groupe, Event & Cie, largement impliquée dans les détournements.

Jérôme Lavrilleux a été mis en garde à vue hier. Si son avocat a évoqué 10 à 11 millions d’euros détournés, Mediapart, il s’agirait de 17 millions d’euros. Dans un entretien la veille, Jérôme Lavrilleux avait déclaré qu’il assumerait ses responsabilités, demandant – et donc confirmant leur culpabilité – au directeur général de l’UMP Éric Cesari de faire de même ainsi que pour le directeur de campagne Guillaume Lambert, la directrice financière de l’UMP Fabienne Liadzé, mais aussi Franck Attal.

Jean-François Copé a démissionné de la tête de l’UMP dans cette affaire, mais il a conservé son poste de député notamment. Le « rouage » Jérôme Lavrilleux est, lui, toujours député européen.

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