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Le blog politique de Thomas JOLY

Quand Marine Le Pen offre une tribune à Jean-Luc Mélenchon et fuit la confrontation

10 Mars 2014, 08:19am

Publié par Thomas Joly

Le clown stalinien Jean-Luc Mélenchon a longuement attaqué le Front national lors de sa comparution le 6 mars à Paris devant la XVIIe chambre correctionnelle. Accusé d’avoir injurié Marine Le Pen en la traitant de « fasciste » (sic), il a plus que persisté à l’audience.

« Tout ça est une guignolisation de la vie politique. Pourquoi voudriez-vous que le peuple français soit le seul peuple qui ait envie d’avoir un fasciste à sa tête ? [...] Nous sommes en train d’en parler alors que c’est aussi stupide que si le père Noël était en tête. » avait-il déclaré en 2011.

En opposition totale avec les pratiques du parti jusque-là, Marine Le Pen avait porté plainte, comme elle devait le faire en de très nombreuses autres occasions après son accession à la tête du FN cette année-là et depuis. Un comportement étrange, tant il était certain que la grande majorité de ces procès se termineraient au détriment du parti d’extrême-droite. Mais une aubaine pour son avocat et proche, Me Wallerand de Saint-Just, bénéficiant ainsi de juteuses et nombreuses affaires.

Si Marine Le Pen a porté plainte et déclenché par sa seule volonté cette affaire, elle a finalement fui la confrontation. En refusant de venir à l’audience, elle a offert à Jean-Luc Mélenchon une formidable tribune politique. Le propagateur de l’idéologie la plus criminelle que la terre ait porté s’était fait accompagner par des militants, des journalistes – qu’il a pris soin de remercier -, et des « universitaires » marxistes pour défendre sa cause. Le Front national n’était représenté que par le fallot Wallerand de Saint-Just, sur lequel les journalistes ont ironisé, lui qui « attendait tout seul dans un coin [tripotant] un mouchoir en papier »…
L’avocat de la famille Le Pen a profité de cette occasion pour annoncer que finalement, contrairement à ce que Marine Le Pen avait prétendu, le FN ne porterait pas systématiquement plainte contre ceux qui qualifient le parti « d’extrême-droite ». « Cela ferait trop de boulot, je fais des droits de réponse » a-t-il lâché. Est-ce ce manque flagrant de volonté au travail qui fait qu’il pouvait déclarer il y a peu : « Je peux gagner en net 100.000 € par an. Je n’ai jamais bien gagné ma vie. » (sic). Lire la suite

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